Vivre et Laisser Vivre.

 

Vivre et Laisser Vivre

 

Qu’est-ce que contempler ? Contempler la tourterelle, la pie, la grenouille, la mouche, c’est se placer, en mystique, devant le mystère de la vie, c’est éprouver, devant la tourterelle que l’on voit, et qui vit le monde en tourterelle d’une manière pour nous totalement inconnaissable… le sentiment du sacré.

Contempler, c’est ne pas aller au-delà de la chose même pour la réduire à ce qu’elle signifie, à une interprétation, à une connaissance. C’est prendre le monde tel qu’il est, sans vouloir l’expliquer par une cause ou une fin. Je vois ce monde comme n’ayant ni cause explicative, ni fin, ni modèle, ni fond caché, et, à chaque instant comme venant de naître. Il n’y a pas d’arrière-monde, et le monde ne recèle aucun mystère. Il est lui-même le mystère. Ce mystère est si voyant qu’il faut l’homme pour ne pas le voir. Car l’homme ne voit que l’homme.

Ce qui ne se donne qu’à la dépréoccupation, la préoccupation ne peut le rencontrer. Ne soyons plus qu’un regard pur et sans intention. Alors, ce qui nous est le plus proche cesse de nous être lointain.

Le vouloir qui arraisonne les choses, l’entreprise de la vie font obstacle à l’ouverture accueillante de ce qui existe, de ce qu’il y a. Mais, comme l’âme dans l’état mystique s’oublie elle-même, oublions l’homme en nous, et, dans l’extase mondaine, laissons le mystère se livrer à nous. La chose en soi n’ayant pas de rôle à jouer, ne renvoyant à rien au-delà d’elle-même, se montre alors avec l’insistance de sa singularité.

Ici, la pensée du philosophe et celle du poète s’orientent différemment. Le philosophe, qui ne peut résister à l’appel de l’universel, voit, représentée dans cette chose singulière, la condition de toutes les choses singulières. Sa précarité, sa périssabilité sont celles de toutes et de tout… C’est un autre chemin que suit le poète. Il ne philosophe pas, mais il cède à un charme. Car toute chose singulière dégage une sorte de charme pour qui sait aimer… Être poète suppose une capacité de sympathie, d’empathie, grâce à laquelle on est sensible à ce qu’apporte chaque chose singulière et qu’elle est seule à apporter. Le langage conceptuel est comme un filet aux mailles trop larges pour retenir le poisson. Le poète défie le concept, le supplée par l’image.

Pour le poète et le philosophe cependant, contempler, c’est refuser d’intervenir dans la vie du monde ; c’est laisser libre ce qui est au monde ; c’est se perdre dans l’admiration de ce monde, riche, au-delà du monde humain, de mondes innombrables.

Vivre et philosopher (PUF – 1993).

Marcel Conche

Bonne Journée

Pierre D.

(21/10/2008)


Archive pour octobre, 2008

La Vie.

 

La main de l’espoir !

 

La Vie. dans Liens la_main

 

La main minuscule d’un foetus de 21 semaines
émerge de l’utérus de sa mère pour saisir
le doigt du Dr. Joseph Bruner.

Sur cette photo, il s’agit d’un bébé de 21 semaines appelé Samuel, qui est opéré par le chirurgien Joseph Bruner. Le bébé a été diagnostiqué avec une spina bifida (une imperfection de la colonne vertébrale) et n’aurait pas pu survivre si on l’enlevait de l’utérus de sa mère. La mère du petit Samuel, Julie Armas, est infirmière en obstétrique à Atlanta. Elle connaissait le procédé chirurgical remarquable du Dr. Bruner. Pratiquant au centre médical d’université de Vanderbilt à Nashville, il effectue ces opérations spéciales tandis que le bébé est toujours dans l’utérus. Pendant le procédé, le docteur enlève l’utérus et fait une petite incision pour opérer le bébé.

Pendant que le Dr. Bruner accomplissait l’opération, le foetus a sorti sa minuscule main et a fermement saisi le doigt du chirurgien.

Quand son doigt a été saisi par cette toute petite main, le Dr. Bruner a décrit cela comme étant le moment le plus émouvant de sa vie, et pendant un instant il a juste été totalement immobile, incapable de rien faire d’autre.

La photo a été prise par Michael Clancy – www.michaelclancy.com. Les journalistes l’ont intitulée « la main de l’espoir. » La mère du petit Samuel a dit avoir pleuré pendant des jours quand elle a vu l’image. Cette photo nous prouve que le foetus est un être humain. Samuel est né en parfaite santé, l’opération ayant réussi à 100%.

Re: http://www.eucharistein.org/index.php

 

Bonne journée  et , ça, ça  fait la mienne .

 

Pierre D

Laval

Aimer.

Amour : doit contribuer à l’épanouissement des créatures

 

 
« Il ne suffit pas d’aimer les êtres, vous devez vous demander comment vous les aimez. Efforcez-vous de mettre dans votre amour la pureté et la lumière, car c’est à cette seule condition que ceux que vous aimez pourront grandir et s’épanouir. L’amour véritable doit apporter aux êtres toutes les bénédictions: la joie, la paix, la beauté, la santé, et surtout le sens de la vie. Si vous sentez que la personne que vous aimez s’étiole, s’affaiblit, qu’elle perd sa joie de vivre, vous devez vous poser des questions sur votre sentiment et vous dire: «Mais qu’ai-je fait avec cette créature?

Je devais la cultiver comme une fleur dans un jardin, et je l’ai laissée dépérir, je l’ai abîmée!» Vous n’avez pas alors de quoi être tellement satisfait de vous et il ne vous reste plus qu’à chercher comment réparer vos erreurs. Votre amour doit faire grandir un être, et c’est seulement quand vous voyez qu’il s’épanouit à cause de votre amour, que vous pouvez être heureux et fier, et remercier le Ciel. »

Omraam Mikhaël Aïvanhov

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La gratitude.

 

La gratitude. dans Liens gartitude


La gratitude


La gratitude est la plus agréable des vertus… un second plaisir, qui en prolonge un premier : comme un écho de joie à la joie éprouvée, comme un bonheur en plus pour un plus de bonheur.

Quoi de plus simple ?

Plaisir de recevoir, joie d’être joyeux : gratitude. La gratitude n’a rien à donner, que ce plaisir d’avoir reçu.

Quelle vertu plus légère, plus lumineuse… quelle vertu plus heureuse et plus humble, quelle grâce plus facile et plus nécessaire que de rendre grâce.

Remercier, c’est donner ; rendre grâce, c’est partager.

Ce plaisir que je te dois, ce n’est pas pour moi seul. Cette joie, c’est la nôtre. Ce bonheur, c’est le nôtre.

L’égoïste peut se réjouir de recevoir, mais sa jouissance même est son bien qu’il garde pour lui seul.

C’est pourquoi l’égoïste est ingrat : non parce qu’il n’aime pas recevoir, mais parce qu’il n’aime pas reconnaître ce qu’il doit à autrui, et que la gratitude est cette reconnaissance.

Que donne la gratitude ? Elle se donne elle-même : comme un écho de joie, disais-je, par quoi elle est amour, par quoi elle est partage, par quoi elle est don.

C’est plaisir sur plaisir, bonheur sur bonheur, gratitude sur générosité…

Il y a lieu toutefois de se demander si toute joie reçue, quelle qu’en soit la cause, ne peut pas être l’objet de cette joie en retour qu’est la gratitude.

Comment ne pas savoir gré au soleil d’exister ?

A la vie, aux fleurs, aux oiseaux ? Aucune joie ne me serait possible sans le reste de l’univers… Tout se tient, et nous tient, et nous traverse. Tout amour, poussé à sa limite, devrait donc tout aimer : tout amour devrait être amour de tout, et cela ferait comme une gratitude universelle….

La vie est grâce, l’être est grâce, et c’est la plus haute leçon de la gratitude.La gratitude se réjouit de ce qui a eu lieu, ou de ce qui est. Elle est ainsi l’inverse du regret ou de la nostalgie, comme aussi de l’espérance ou de l’angoisse, qui désirent ou craignent.

Le sage, se réjouit de vivre, certes, mais aussi d’avoir vécu. La gratitude est cette joie de la mémoire, cet amour du passé… le souvenir joyeux de ce qui fut. C’est le temps retrouvé…

La mort ne nous privera que de l’avenir, qui n’est pas. La gratitude nous en libère, par le savoir joyeux de ce qui fut. La reconnaissance est une connaissance, c’est par quoi elle touche à la vérité qui est éternelle, et l’habite.

Gratitude : jouissance d’éternité.

« L’amitié mène sa danse autour du monde, disait Épicure, nous enjoignant à tous de nous réveiller pour rendre grâce.

 » Merci d’exister, se disent-ils l’un à l’autre, et au monde, et à l’univers. Cette gratitude-là est bien une vertu : puisque c’est le bonheur d’aimer, et le seul.

La gratitude.

Petit traité des grandes vertus (PUF – 1995)


ANDRE COMTE-SPONVILLE

 

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