Concorde.

Concorde

 

Concorde

 

Chloé arpente son petit logis  depuis plusieurs minutes, réfléchissant  et hésitante. Il lui semble que les murs lui murmurent  toujours les mêmes bouts de phrases  en répétions,  en rafales. Lorsqu’elle passe devant la photo accrochée au mur, cette fameuse photo de toute sa famille  réunie  cette fois –là, elle   s’arrête  instinctivement  et machinalement sur la figure de sa sœur  aînée  Rachel. Elle fixe son regard dans les yeux pétillants de  sa sœur et, en pensée, lui demande ce qu’elle  a bien pu lui faire pour que cette dernière ne lui donne aucune nouvelle depuis plus  de dix ans. Un pincement au coeur   vient lui extirper une larme qui dégouline sur sa joue. Elle détourne alors les yeux pour aller vagabonder plus loin dans son minuscule logement. Elle refoule  ce rejet tant détesté.  Elle s’immobilise à la fenêtre de sa petite cuisinette et  jette un  regard furtif à l’extérieur. La neige a cessé  et tout semble immaculé  sous les rayons ardents du soleil. Un  éclair  de réflexion vient lui traverser le cerveau :

 

-Et si elle était là ce soir, qu’est ce que je vais faire ? Qu’est ce que je vais lui dire ?

 

La panique s’empare d’elle , des serrements dans l’estomac lui noue  la voix.  Ses yeux cherchent une sécurité quelconque. Elle ne semble pas trouver   et  retourne  vitement vers  son  livre laissé  à l’abandon sur sa table de cuisine. Elle feuillette les pages pour y trouver une énergie, une force, une phrase  et une motivation  pour ne pas se convaincre de se dérober à l’invitation de son frère, le plus jeune, à cette rencontre  rare, encore une fois du reste des membres de la famille. Un combat intérieur  déchirant  se déroule  sous les yeux de son âme, Chloé le ressent  et   le subit. Elle ferme les yeux et inspire profondément pour se calmer. Elle expire  doucement l’air de ses poumons et sens  une paix qui  vient l’habiter.

 

Chloé, pensive, revoit les grandes étapes depuis les dix dernières années de sa vie. Mais la seule pensée de sa sœur lui remonte toujours dans la tête. Elle se remémore les très bons moments qu’elle a  vécu avec son aînée  et, dans les  instants difficiles, le soutien de cette dernière. Mais elle se questionne, encore, sur ce qui a bien pu se produire pour  en  arriver là ou les deux en sont présentement. Aucun appel, aucun message pas le moindre  signe de part et d’autre. Rien. Chloé  sent un vide incommensurable la saisir. Elle entrouvre  ses paupières  et  surprend un  minuscule rayon de soleil qui s’infiltre  au  travers de ses  rideaux de cuisinette. Ce petit rayon de lumière l’encense  et lui  prodigue  bien-être et confort. Malgré le souci  et le poids de l’émotion, Chloé garde sa quiétude. Elle ressasse, encore et encore, les mille et une raisons de ne pas se présenter à cette fête. Le ‘’ j’y vais, je n’y vais pas ‘’  se bousculent dans ses idées. Elle sait impertinemment qu’elle pourrait donner facilement  raison à la lourdeur de sa solitude et de demeurer à la maison. Elle repousse délicatement ce sentiment de crainte et cet effluve  mensonger  pour entrevoir une belle rencontre,  quand même,  avec ses frères et ses  sœurs.

 

Elle reprend sa  marche  de long en large, d’une fenêtre à l’autre. Le temps avance et l’heure du départ  va bientôt  sonner. Elle se prépare,  même  si elle est beaucoup en avance, pour tuer le temps. Dans sa glace, sur le mur tapissé de sa chambre, elle aperçoit ses yeux  qui la fixent. Une bride de séries d’images  coule  du miroir à  son cerveau. Elle sourit. Des papillons lui cajolent  doucement  l’estomac. Elle se sent bien. Elle jette un dernier  regard  à ses cheveux et son maquillage. Elle vient se poster, encore une fois  comme une sentinelle, devant la  fenêtre  de son salon. Des enfants ont envahi la rue et se gavent de toute cette belle neige. Le soleil est haut mais l’air semble froid. Chloé, prudente, prépare ses  vêtements pour affronter  le climat frisquet. Elle  reluque l’horloge accrochée  à  son mur au dessus de la photo familiale  qui la ramène, encore une fois, vers le visage de sa sœur. Un tourment  d’émotions s’empare encore d’elle  mais ne se laisse pas persuadée  de s’y arrêter.

 

-Le vin est tiré, il faut l’avaler.

 

Se dit-elle machinalement. Elle fait et refait ses gestes  sans se soucier moindrement  du conflit intérieur qui l’habite. Elle passe outre les considérations du pour ou du contre et maintiens sa décision :

 

-J’y vais, un point c’est tout !

 

Le  carillon  de la vieille horloge grand-père,  campée dans un coin du salon, fredonne  l’heure du départ. Chloé appelle un taxi et commence  a  s’habiller. Elle fait les dernières vérifications  d’usage de sécurité  et  surveille à la fenêtre l’arrivée  de son chauffeur. Elle tient dans ses mains  son trousseau de clefs et jette un dernier coup d’œil  autours d’elle dans son logement .Son taxi  klaxonne,   elle  sort s’y engouffrer.

 

 

Dans le grand sous-sol de la maison  de Gilbert, le frère de Chloé, les décorations  scintillent et la musique  embaume  la pièce. Un peu partout  les enfants  sont  occupés a s’inventer des jeux  avec les  présents reçus à Noël. L’air est à la fête. La nouvelle année  s’annonce sur l’étiolement des quelques heures qui reste de sa vielle consœur. Les  convives, assis  éparses, par petits groupes  discutent ferme. Les effusions de rire et de voix, emmitouflées sous les douces mélodies du temps des fêtes, bourdonnent  gaiement. Chloé, tant qu’à elle, dialogue avec sa sœur Marie, sa  cadette. Son cœur bat la chamade et elle  le sait très bien pourquoi. Elle risque une question gênante :

 

-Crois-tu que Rachel va venir ? Demande-t-elle prudemment  à sa petite sœur.

 

Marie n’ose se prononcer car elle  aussi n’a pas de nouvelles de leur aînée depuis un certain laps de temps. Un silence embarrassé s’installe entre les deux  sœurs. La musique comble  cette petite crevasse désagréable. Chloé   risque un petit sourire en coin. Elle croise le regard  de son frère souriant à belles dents. Les enfants  s’épivardent  joyeusement autours de l’arbre de Noël et admirent la petite crèche  toute en lumière.

 

Dans le haut de l’escalier de la maison on entend des éclats de voix en sourdine.   Des gens viennent d’arriver  et Chloé semble deviner qui. Elle se replace sur sa chaise et attends patiemment la descente des nouveaux venus. Elle ferme les yeux  et demande à Dieu  de la guider et de lui donner le courage  de faire face à la situation. Ses papillons à l’estomac,  d’il y a quelques heures,  sont devenus des battements d’ailes  de colombes. Elle se sent toute chamboulée et chavirée. Elle transpire un calme inouï  .Un léger regret  s’empare d’elle  d’être venue à cette fête. Mais chasse  cette idée saugrenue. Les minutes passent lentement  mais elle palpe la quiétude et l’abandon. Elle s’efforce d’entendre  les notes des chansons qui  s’écoulent des haut-parleurs. Enfin,  des pas dans l’escalier se font entendre Rachel et sa famille arrive. Les nouveaux convives rejoignent  la troupe qui se trouve déjà  au sous-sol. Des éclats de voix  se surenchèrent  les unes par-dessus les autres. Des embrassades  et des câlins tourbillonnent de partout.  Chloé  s’est levée de sa chaise pour rejoindre les membres de sa famille pour accueillir  les arrivants.

 

Rachel et Chloé se croisent du regard  le temps de terminer les effusions. Rachel se dirige droit vers sa sœur et les deux se jettent mutuellement  dans les bras de l’une et de l’autre. Elles  se balancent, tout comme un grand mât  sur un voilier, en se serrant dans leurs bras  tendrement. Rachel  recule un tantinet  et  fixe  Chloé dans  ses yeux bleus. Un sourire éclatant  fuse sur les lèvres des deux sœurs complices. Les ponts sont rétablis.

 

J’ai  admiré les lueurs des levers de soleil dans les yeux  de très jolies femmes .J’ai aperçu  le vol  en incartades  des hirondelles au printemps. J’ai admiré toute la beauté de la neige blanche qui s’éclate au soleil. J’ai caressé  du regard  l’horizon de la mer. J’ai  contemplé  l’ingénierie de l’araignée qui tisse sa toile au petit matin. J’ai câliné de mes pieds  la douceur de la rosée. J’ai goûté au souffle duveteux   du vent  qui se balance au faîte des  sapins. J’ai  savouré de longs  et lents  regards traversant un ruisseau  en plein après-midi. J’ai humé à pleines narines  le savoureux parfum des roses sauvages. Mes prunelles n’en finissaient plus de  se coller  aux lignes ascendantes des montagnes. Mes pupilles  ne demandaient pas mieux que de  ramener  inlassablement  l’éclat  bourgogne,  sur fond azuré, des roses dans la pénombre. Mes regards  se sont  souvent fixés  au-delà  des  frasques   des vols de goélands. J’ai croisé le regard inquisiteur du nouveau-né fraîchement   sorti  du sein de sa mère.

 

Mais jamais, oh grand jamais, je n’ai pu surprendre, dans  tous ces gracieux  gestes,  l’âme de ce  sourire  révélateur de ces deux femmes.

 

La nouvelle année s’annonce belle et lumineuse.

 

 

Bonne et Heureuse Année 2009.

 

Pierre D.

Laval, Québec

 

 

 

 

 

 


Archive pour 23 décembre, 2008

Concorde.

Concorde

 

Concorde

 

Chloé arpente son petit logis  depuis plusieurs minutes, réfléchissant  et hésitante. Il lui semble que les murs lui murmurent  toujours les mêmes bouts de phrases  en répétions,  en rafales. Lorsqu’elle passe devant la photo accrochée au mur, cette fameuse photo de toute sa famille  réunie  cette fois –là, elle   s’arrête  instinctivement  et machinalement sur la figure de sa sœur  aînée  Rachel. Elle fixe son regard dans les yeux pétillants de  sa sœur et, en pensée, lui demande ce qu’elle  a bien pu lui faire pour que cette dernière ne lui donne aucune nouvelle depuis plus  de dix ans. Un pincement au coeur   vient lui extirper une larme qui dégouline sur sa joue. Elle détourne alors les yeux pour aller vagabonder plus loin dans son minuscule logement. Elle refoule  ce rejet tant détesté.  Elle s’immobilise à la fenêtre de sa petite cuisinette et  jette un  regard furtif à l’extérieur. La neige a cessé  et tout semble immaculé  sous les rayons ardents du soleil. Un  éclair  de réflexion vient lui traverser le cerveau :

 

-Et si elle était là ce soir, qu’est ce que je vais faire ? Qu’est ce que je vais lui dire ?

 

La panique s’empare d’elle , des serrements dans l’estomac lui noue  la voix.  Ses yeux cherchent une sécurité quelconque. Elle ne semble pas trouver   et  retourne  vitement vers  son  livre laissé  à l’abandon sur sa table de cuisine. Elle feuillette les pages pour y trouver une énergie, une force, une phrase  et une motivation  pour ne pas se convaincre de se dérober à l’invitation de son frère, le plus jeune, à cette rencontre  rare, encore une fois du reste des membres de la famille. Un combat intérieur  déchirant  se déroule  sous les yeux de son âme, Chloé le ressent  et   le subit. Elle ferme les yeux et inspire profondément pour se calmer. Elle expire  doucement l’air de ses poumons et sens  une paix qui  vient l’habiter.

 

Chloé, pensive, revoit les grandes étapes depuis les dix dernières années de sa vie. Mais la seule pensée de sa sœur lui remonte toujours dans la tête. Elle se remémore les très bons moments qu’elle a  vécu avec son aînée  et, dans les  instants difficiles, le soutien de cette dernière. Mais elle se questionne, encore, sur ce qui a bien pu se produire pour  en  arriver là ou les deux en sont présentement. Aucun appel, aucun message pas le moindre  signe de part et d’autre. Rien. Chloé  sent un vide incommensurable la saisir. Elle entrouvre  ses paupières  et  surprend un  minuscule rayon de soleil qui s’infiltre  au  travers de ses  rideaux de cuisinette. Ce petit rayon de lumière l’encense  et lui  prodigue  bien-être et confort. Malgré le souci  et le poids de l’émotion, Chloé garde sa quiétude. Elle ressasse, encore et encore, les mille et une raisons de ne pas se présenter à cette fête. Le ‘’ j’y vais, je n’y vais pas ‘’  se bousculent dans ses idées. Elle sait impertinemment qu’elle pourrait donner facilement  raison à la lourdeur de sa solitude et de demeurer à la maison. Elle repousse délicatement ce sentiment de crainte et cet effluve  mensonger  pour entrevoir une belle rencontre,  quand même,  avec ses frères et ses  sœurs.

 

Elle reprend sa  marche  de long en large, d’une fenêtre à l’autre. Le temps avance et l’heure du départ  va bientôt  sonner. Elle se prépare,  même  si elle est beaucoup en avance, pour tuer le temps. Dans sa glace, sur le mur tapissé de sa chambre, elle aperçoit ses yeux  qui la fixent. Une bride de séries d’images  coule  du miroir à  son cerveau. Elle sourit. Des papillons lui cajolent  doucement  l’estomac. Elle se sent bien. Elle jette un dernier  regard  à ses cheveux et son maquillage. Elle vient se poster, encore une fois  comme une sentinelle, devant la  fenêtre  de son salon. Des enfants ont envahi la rue et se gavent de toute cette belle neige. Le soleil est haut mais l’air semble froid. Chloé, prudente, prépare ses  vêtements pour affronter  le climat frisquet. Elle  reluque l’horloge accrochée  à  son mur au dessus de la photo familiale  qui la ramène, encore une fois, vers le visage de sa sœur. Un tourment  d’émotions s’empare encore d’elle  mais ne se laisse pas persuadée  de s’y arrêter.

 

-Le vin est tiré, il faut l’avaler.

 

Se dit-elle machinalement. Elle fait et refait ses gestes  sans se soucier moindrement  du conflit intérieur qui l’habite. Elle passe outre les considérations du pour ou du contre et maintiens sa décision :

 

-J’y vais, un point c’est tout !

 

Le  carillon  de la vieille horloge grand-père,  campée dans un coin du salon, fredonne  l’heure du départ. Chloé appelle un taxi et commence  a  s’habiller. Elle fait les dernières vérifications  d’usage de sécurité  et  surveille à la fenêtre l’arrivée  de son chauffeur. Elle tient dans ses mains  son trousseau de clefs et jette un dernier coup d’œil  autours d’elle dans son logement .Son taxi  klaxonne,   elle  sort s’y engouffrer.

 

 

Dans le grand sous-sol de la maison  de Gilbert, le frère de Chloé, les décorations  scintillent et la musique  embaume  la pièce. Un peu partout  les enfants  sont  occupés a s’inventer des jeux  avec les  présents reçus à Noël. L’air est à la fête. La nouvelle année  s’annonce sur l’étiolement des quelques heures qui reste de sa vielle consœur. Les  convives, assis  éparses, par petits groupes  discutent ferme. Les effusions de rire et de voix, emmitouflées sous les douces mélodies du temps des fêtes, bourdonnent  gaiement. Chloé, tant qu’à elle, dialogue avec sa sœur Marie, sa  cadette. Son cœur bat la chamade et elle  le sait très bien pourquoi. Elle risque une question gênante :

 

-Crois-tu que Rachel va venir ? Demande-t-elle prudemment  à sa petite sœur.

 

Marie n’ose se prononcer car elle  aussi n’a pas de nouvelles de leur aînée depuis un certain laps de temps. Un silence embarrassé s’installe entre les deux  sœurs. La musique comble  cette petite crevasse désagréable. Chloé   risque un petit sourire en coin. Elle croise le regard  de son frère souriant à belles dents. Les enfants  s’épivardent  joyeusement autours de l’arbre de Noël et admirent la petite crèche  toute en lumière.

 

Dans le haut de l’escalier de la maison on entend des éclats de voix en sourdine.   Des gens viennent d’arriver  et Chloé semble deviner qui. Elle se replace sur sa chaise et attends patiemment la descente des nouveaux venus. Elle ferme les yeux  et demande à Dieu  de la guider et de lui donner le courage  de faire face à la situation. Ses papillons à l’estomac,  d’il y a quelques heures,  sont devenus des battements d’ailes  de colombes. Elle se sent toute chamboulée et chavirée. Elle transpire un calme inouï  .Un léger regret  s’empare d’elle  d’être venue à cette fête. Mais chasse  cette idée saugrenue. Les minutes passent lentement  mais elle palpe la quiétude et l’abandon. Elle s’efforce d’entendre  les notes des chansons qui  s’écoulent des haut-parleurs. Enfin,  des pas dans l’escalier se font entendre Rachel et sa famille arrive. Les nouveaux convives rejoignent  la troupe qui se trouve déjà  au sous-sol. Des éclats de voix  se surenchèrent  les unes par-dessus les autres. Des embrassades  et des câlins tourbillonnent de partout.  Chloé  s’est levée de sa chaise pour rejoindre les membres de sa famille pour accueillir  les arrivants.

 

Rachel et Chloé se croisent du regard  le temps de terminer les effusions. Rachel se dirige droit vers sa sœur et les deux se jettent mutuellement  dans les bras de l’une et de l’autre. Elles  se balancent, tout comme un grand mât  sur un voilier, en se serrant dans leurs bras  tendrement. Rachel  recule un tantinet  et  fixe  Chloé dans  ses yeux bleus. Un sourire éclatant  fuse sur les lèvres des deux sœurs complices. Les ponts sont rétablis.

 

J’ai  admiré les lueurs des levers de soleil dans les yeux  de très jolies femmes .J’ai aperçu  le vol  en incartades  des hirondelles au printemps. J’ai admiré toute la beauté de la neige blanche qui s’éclate au soleil. J’ai caressé  du regard  l’horizon de la mer. J’ai  contemplé  l’ingénierie de l’araignée qui tisse sa toile au petit matin. J’ai câliné de mes pieds  la douceur de la rosée. J’ai goûté au souffle duveteux   du vent  qui se balance au faîte des  sapins. J’ai  savouré de longs  et lents  regards traversant un ruisseau  en plein après-midi. J’ai humé à pleines narines  le savoureux parfum des roses sauvages. Mes prunelles n’en finissaient plus de  se coller  aux lignes ascendantes des montagnes. Mes pupilles  ne demandaient pas mieux que de  ramener  inlassablement  l’éclat  bourgogne,  sur fond azuré, des roses dans la pénombre. Mes regards  se sont  souvent fixés  au-delà  des  frasques   des vols de goélands. J’ai croisé le regard inquisiteur du nouveau-né fraîchement   sorti  du sein de sa mère.

 

Mais jamais, oh grand jamais, je n’ai pu surprendre, dans  tous ces gracieux  gestes,  l’âme de ce  sourire  révélateur de ces deux femmes.

 

La nouvelle année s’annonce belle et lumineuse.

 

 

Bonne et Heureuse Année 2009.

 

Pierre D.

Laval, Québec

 

 

 

 

 

 

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