Lumière !

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La Lumière.


Aujourd’hui  j’ai entendu une très belle histoire, je vous la raconte.

 

Il  était une fois, dans une contrée lointaine, un roi qui  se savait sur ses derniers jours. Il avait trois fils. Sentant sa fin approcher à grands pas  il  devait instaurer un héritier pour son trône et assumer sa continuité. Un héritier imbu de justice, de  droiture et  proche de son peuple. Il fît  venir  à son chevet ses  trois enfants  et leur  posa une condition, aux trois, si l’un d’entre eux voulait  gouverner. Pour éviter les dissensions et les controverses et, aussi, empêcher l’un d’entre eux de prendre de force son trône  il leur somma  de trouver  une solution au problème qu’il leur soumettait et leur faisait promettre  que si l’un d’entre eux satisfaisait la solution, les deux autres accepteraient d’emblée le nouveau roi. Les trois fils, en accord promirent.

Le roi  leur demanda, alors, de bien écouter le problème :

-Au fond  du grand jardin se trouve  une vaste grotte. Si l’un d’entre vous  peut trouver, par  toutes les solutions possibles, le moyen de remplir cette grotte il pourra hériter de la couronne. Pour ce faire  je vous donne une pièce d’or, seulement une pour chacun, que vous pourrez utiliser comme bon vous semblera.

Les trois fils  se regardent, les uns et les autres, et dans leur cerveau foisonnent les idées aussi farfelues les une que les autres. Ils quittent donc leur père  pour s’engager dans cette course au trône.

Le premier fils, l’ainé,  enfourcha  son cheval et, au galop, se rendit chez un marchand de bois du village voisin. Il acheta tout ce que cet homme avait  a vendre. Il  dépense son or  au complet pour des tas et des tas de bois .Il fait transporter son nouveau butin près de la grotte et, avec, des ouvriers ils entassent le bois dans la grotte .Malheureusement il se trouve qu’il n’y a pas assez de bois pour remplir la grotte au complet. Manquant de prévoyance, l’ainé, ne remplit que la moitié de la grotte et n’avait pas d’autre or pour en acheter d’autre. Il abdiqua. Les serviteurs du roi  allèrent avertir le roi.

Son frère le deuxième, pour sa part, un tantinet paresseux imagina un petit stratagème  de sa collection. Il  ordonne  à son serviteur d’atteler  la carriole et  se dirige vers un fabricant de matelas et d’oreillers. Il y commande là  toutes les plumes que ce marchand pouvait avoir en sa possession. Et des plumes il y en  avait. De retour au château il  indique au marchand  et ses ouvriers d’aller au fond du jardin où se trouve la grotte. La caravane  de chariots  se dirige alors vers la grotte et ils déchargent les lots de plumes. Mais  à la suite d’un tassage en règle ils s’aperçoivent, malheureusement que les plumes ne réussissent pas a combler toute l’espace de la grotte. À son tour  le deuxième abdique. Les serviteurs du roi avertirent le roi  pour la deuxième fois.

Pendant tout ce temps, le fils cadet, se dirige vers la ville voisine. Chemin faisant  il rencontre un mendiant  qui lui tends la main pour de la nourriture. N’écoutant que son cœur  il promet au mendiant qu’il allait changer sa pièce d’or pour lui ramener quelques victuailles. Sur la route il croise une caravane de chariots qui semble se  diriger vers le château et   demande au premier conducteur s’il peut lui faire de la monnaie pour une pièce d’or. Ce dernier accepte. Le fils cadet  entre dans le village et  se dirige tout droit au magasin général et achète des vivres pour le mendiant. Tout en faisant ses petites emplettes il achète aussi quelques petits trucs  pour lui-même. Il ressort et croise  un fermier qui peine avec sa charrette de foin. Il lui donne un coup de main et donne à ce dernier quelques pièces d’argent  pour faire réparer une des roues qui est brisée. Il regarde dans ses goussets  et voit qu’il ne lui reste qu’une pièce d’argent pour pouvoir combler le défi posé par son père. Une idée lui vient à l’esprit et retourne au magasin général pour y acheter une grosse chandelle.

Il retourne au château et au fond du jardin, dans la grotte, il y allume sa chandelle. La lumière remplie de partout la grotte. Il venait de relever le défi. Les serviteurs du roi  viennent lui annoncer la nouvelle et le fils cadet hérita du trône  de son père.

Lorsque la  Lumière s’étend la Paix s’installe.

De tous les efforts que nous pouvons faire c’est d’installer une lumière  où c’est sombre. Faire la journée de quelqu’un avec un sourire, un bonjour ou un signe de la main.
Cette Lumière  prendra toute la place.

Pierre D.

Les Ailes du Temps ©

Laval

 

 

 

 

 

 

 


Archive pour avril, 2009

Choix !

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Choix !

 

Je regarde mon interlocuteur, éberlué, et n’en croyant pas ses oreilles il me fait répéter tout en étant pas trop sûr de ce que je venais de lui annoncer. Par deux fois il reprend son souffle et me repose la question :

-Mais, pourquoi, pourquoi  choisir cette voie ?  J’ai beaucoup de difficultés a te suivre.
Il me fixe  attendant que je lui dise que c’est  de la  blague, tout en n’y croyant pas. Son étonnement se lit sur son visage.

-Je suis surpris mais   je m’y attendais un peu ; depuis le temps.

Je souris  en douceur et lui  déclare que mon choix n’est pas quelque chose de spontané ou  de précipité. Cela s’est fait après mûres et profondes réflexions. Ce choix  s’est fait, aussi, à la suite de longs dialogues avec  des gens concernés et aguerris.

-Oui  mon choix est de devenir Oblat  rattaché au Monastère de Saint-Benoît du  Lac.

Et mon copain me dit tout de go :

-Mais tu vas tout abandonner  et  prononcer des vœux  de Moines et  te renfermer dans un Monastère ;
es-tu découragé de la vie ?

Je ris de bon cœur  et lui dit :

-Je ne prononcerai pas les vœux des moines et, non, je ne vais pas m’enfermer dans un monastère pour le reste de ma vie. Il est trop tard pour moi pour cette vocation.
Un Oblat c’est une personne qui  n’a qu’une seule idée  en tête et c’est :
De ne rien préférer à l’Œuvre de Dieu. Et de vivre sa vie selon la Règle de Saint –Benoît, qui soit dit en passant  a presque  quinze cents ans. C’est de faire connaître la Règle et le Monastère là ou c’est possible de le faire. Les vœux des Moines sont : la stabilité, on parle ici d’équilibre tout en étant rattaché à un Monastère. Le vœu d’obéissance  surtout par rapport au Père Abbé et les autres frères, et le vœu de conversion de mœurs ou de vie  qui renferme les aspects de pauvreté et de chasteté. Un  Oblat  a comme mission de faire connaître les aspects monastiques des Moines et  la Règle de Saint Benoît. Et de vivre en communion avec ses frères du Monastère.

Mon ami, tout en buvant mes paroles, s’interroge encore.

-Mais cela veut-il dire que tu vas tout  laisser de côté pour  seulement prier et méditer ?

 

-La journée d’un Moine  à l’Abbaye  est ponctuée de   prière, d’étude et de travail ainsi que d’un repos normal. Tout est en fonction de l’Œuvre de Dieu  et, pour nous, Oblats c’est dans la même direction. Temps de prière, temps de travail, temps d’étude de  Lectures Divines et temps de repos. L’essentiel de la vie ne tourne qu’autours  de cette phrase :
Ne rien préférer  à l’amour de Dieu  et de son Œuvre. Ne rien préférer à l’Amour du Christ.

-Écoute, depuis plusieurs décennies, j’en arrive  à trente ans d’abstinence d’alcool avec les AA  et le Mode de Vie  spirituel  alors, selon moi je suis dans une direction logique. Les Moines de Saint –Benoît sont des chercheurs de Dieu  tout comme nous  lorsque nous vivons ce Mode de Vie  indiqué dans la Méthode AA. Nous recherchons  Dieu et la Troisième Étape nous le suggère : ‘’ Nous avons décidé de confier notre volonté et notre vie aux soins de Dieu. Nous ne sommes pas toutes et tous obligés d’entrer au Monastère  mais nous pouvons  vivre notre petit Monastère à l’intérieur de nous  et d’y  observer  la Règle de Saint  Benoît et de se conformer aux directives du Père Abbé représentant le Christ.

Tout au long de ma vie  j’ai  cherché et, cela, dans tout ce qui m’a tombé sous la main. Mais  en prémices  je croyais, je crois en  Dieu car je suis un baptisé et,  pour moi, étant enfant la vie de Jésus  m’a accroché. Il est évident, comme plusieurs, j’ai décroché plus souvent qu’à mon tour  mais j’y reviens et cette fois c’est vraiment la bonne.

Lorsque, la première fois, j’ai mis les pieds au Monastère  de Saint –Benoît je venais d’avoir une révélation cherchée depuis plus de vingt ans de vie. C’était en 1980 et je venais d’arrêter de boire  depuis  presque huit mois. Une fois   revenu à la maison, je vivais seul, je travaillais  dans une compagnie  de tissage de vêtements et je me levais vers cinq heures du matin. J’écoutais le  chant grégorien des Moines de l’Abbaye et je lisais la Règle de Saint-Benoît tous les jours. J’essayais, au meilleur de ma connaissance,  de mettre en pratique ce que la Règle nous enseignait. Les principes de base de la Règle et du Mode de Vie  AA   se rejoignaient : écoute, accueil, prière, méditation, confession, et surtout, surtout l’humilité.

J’ai fait plusieurs autres séjours au Monastère en allant y puiser, à toutes les fois,   une énergie spirituelle profonde pour pouvoir continuer à transmettre la Lumière, la Lumière Divine.

Lors du dernier séjour, voilà de ça  deux ans, j’ai acquis réellement la conviction profonde que ma voie  aboutissait  au Monastère de Saint Benoît.

La décision de devenir Oblat, comme je te dis ne s’est pas  prise  comme un cheveu sur la soupe, comme on dit,  mais bien après une longue réflexion.

 

Mon ami, les yeux écarquillés et attentif, me relance :

- Mais le Mouvement pourrait te suffire ;
il y a amplement de gens qui  ont besoin d’être réconfortés et écoutés  ne trouves-tu pas ?

-Oui tu as raison mais  maintenant  j’essaie, du mieux que je peux, de ramener les hommes et les femmes dans les Voies de Dieu; du Christ. Nous vivons dans un monde tellement tourmenté et  superficiel. Les valeurs de la société d’aujourd’hui qui sont du ‘’ jeter  après usage ‘’ ne fait pas long feu. Plusieurs ne croient plus en rien et leur  dieu  c’est le matériel et la vaine reconnaissance. Les enseignements de Jésus  ont été évacués avec les générations et lorsqu’un ou des représentants de l’Église  font un faux pas, où il a de l’homme il y a de l’hommerie, il s’opère une  levée de boucliers et d’intolérance inouïe. Évidemment qu’ici au Québec le passé n’est pas rose ou  d’un beau bleu mais  c’est le passé et nous vivons aujourd’hui. Les  ‘’ aimez-vous les uns et les autres’’, les ‘’ pardonnez à ceux qui vous persécutent ‘’, les  ‘’ Je vous donne la Paix,  je vous laisse Ma Paix ‘’ les ‘’ j’avais faim vous m’avez donné a manger’’, les’’  j’avais soif et vous m’avez donné  a boire’’  ,les ‘’ j’avais froid et vous m’avez vêtu’’ ,et les ‘’ j’avais besoin d’être écouté et vous m’avez tendu l’oreille ‘’  sont  relégués de côté et ignorés . Chacun pour soi dans cette vie ; dans cette vie de compétition  ou les uns et les autres  s’écrasent mutuellement  sans amour et compassion.

-Oui le Mouvement  AA   s’avère un excellent endroit pour mettre en pratique  ces principes et j’y compte bien continuer. Je suis encore et pour toujours  alcoolique. Mais le plus important  est   que  les gens qui s’y trouvent sont des rescapés de l’enfer de la souffrance et des  méandres des bas-fonds; donc  des porteurs de la Lumière.

 

Mon copain réfléchit à ce que je viens de lui dire et me pose une colle :

- Mais vas-tu  vivre  comme un acète  et tout liquider ce que tu as ?

Je m’attendais à cette question et cette réflexion.

-Non – lui  dis-je.

-Il y a y une différence  entre tout balancer par-dessus bord et se détacher du matériel ou du temporel si tu veux. Il y a aussi une très grande différence  de vivre le détachement émotif vis-à-vis ses semblables. Il n’y a rien qui empêcherait que j’aie une relation avec une femme  en autant que celle-ci vivent les mêmes aspirations que moi; c’est-à-dire : Ne rien préférer à l’Œuvre de Dieu. Dieu est et sera toujours notre raison de vivre et de croire.

Est-ce que cela répond à ta question ?

Lui dis-je avec un petit sourire. Il semblait convaincu.

Je continue  mon explication sur les implications d’un Oblat. Je sors la Règle de  Saint-Benoît et lui montre les outils que Saint Benoît énumère pour faire le bien et lui en lis quelques uns.

Il  m’arrête  sur : ‘’ Faire la Paix avec son frère avant le coucher du soleil’’.

-Il me dit :

-Mais  c’est la Dixième Étape  ça !

Je continue et lui lis quelques autres outils :

-         Donner a manger aux pauvres, visiter les malades, aider ceux qui sont dans le malheur, consoler ceux qui souffrent, te rendre étranger aux affaires du monde, ne pas murmurer, détester ta volonté égoïste, ne pas détester personne, ne rien préférer à l’Amour du Christ ..etc…!


Et je continue tout en faisant les  parallèles au Mode de Vie  AA et les Traditions AA.

 

-N’est ce pas ce que nous essayons, depuis belle lurette, de mettre en application et en pratique depuis le temps que nous sommes  dans le Mouvement ?

À chaque jour  que Dieu  nous amène  les Moines sont en prière  et à différents moments de la journée  nous pouvons nous joindre à eux  aux différentes heures. Il s’agit d’une discipline et  avec  le temps, une habitude. Tu regardes l’heure et tu te dis :

Les Laudes….Tierce..Eucharistie…..Sexte……None….Vêpres….Complies  et ainsi de suite.
L’équilibre dans tout, le travail, le repos, la prière et la méditation. Tout un contraste d’avec  ce que nous vivons dans notre société  qui  s’égosille a nous étourdir  à cœur de jour par la radio, télévision, ordinateurs et  téléphones portables. Et lorsque nous  nous trouvons dans des moments de silence  la panique s’empare de nous. Et pourtant il est si bienfaiteur ce silence ; Dieu nous donne ses Réponses dans le silence et non dans l’agitation.

 

Mon cheminement   et  surtout  le Christ m’a amené à ce choix.

 

Ne  rien préférer  à l’Œuvre de Dieu.

 

Pierre Dulude

Les Ailes du temps ©

Laval

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

 

 

 

Voile !

 

Voile

 

Voile…!(1977)

 

Lorsque je repasse devant  une ancienne adresse je me remémore un vieux souvenir de mon temps actif dans l’alcool et la drogue.

 

Éméché, vraiment saoul  je décampe du Commodore Yacht Club de Pont-Viau, il est trois heures trente du matin, après la dernière tournée. Je demeure non loin de là  ça se fait à pieds. Il pleut mais je ne sens rien; trop engourdi par l’alcool et les fumées de ‘’mari’’.Mon cerveau ne peut réfléchir que de très proche et à très court terme. Je me dirige donc vers chez moi  tout en titubant et en zigzaguant  sur le trottoir en chantant encore la dernière chanson que j’ai maintes fois remise sur le vieux juke-box; ça je me souviens.

Arrivé presque à la hauteur de   chez moi, je regarde de  l’autre côté du  boulevard, pas trop large et encore moins large quand tu es enivré,  j’examine, d’un œil fermé,  une maison à appartements  en construction. La charpente est recouverte de contre-plaqué (plywood) et je me dis tout bonnement :
-Bien voilà l’occasion de me construire ma bibliothèque tant désirée depuis longtemps! Je traverse le boulevard et m’enligne sur l’entrée du bloc à appartements désert.
J’entre.
Jusque là pas de problème. Je fais attention pour ne pas tomber dans un trou béant donnant au sous-sol car ils n’ont pas terminé  les escaliers. Je grimpe  les degrés de fortune que les travailleurs ont dû faire pour leurs travaux. Arrivé au deuxième étage, je tombe sur le trésor sublime de mes rêves; une pile de contre-plaqué  quatre pieds par huit pieds tout frais, tout neuf.

Quelle  n’est pas ma joie immense  de contempler ces  feuilles de bois  tout en imaginant  ma bibliothèque érigée en tablettes soutenues par des briques. Je me mets donc à l’ouvrage. Je n’ai qu’a me servir.

-Quel beau petit larcin  ,me dis-je.

J’ai toutes les peines du monde  a descendre ma feuille de ‘’plywood ‘’ dans les escaliers étroits et en vient souvent à bout de souffle. Qu’à cela ne tienne  ma récompense en sera d’autant plus grande. Avec grandes peines et efforts  je rejoins le premier étage.

Arrivé à l’entrée du bloc, je m’aperçois que la pluie a redoublé et  le vent s’est élevé. J’attends un peu que l’ondée cesse ou du moins diminue,  mais rien n’y fait.

Je me  dis :

- Bien je n’ai pas le choix et je fonce.

Je prends mon courage à deux mains  avec mon butin , je m’élance à l’extérieur. Je tiens la feuille  de contre-plaqué comme si  je transportais  un porte-document, pas évident,  car  je n’ai pas les bras assez longs pour saisir l’autre extrémité. Je soulève la feuille de bois  et mon corps est à demi caché. C’est là qu’arrive de gros coups de vent. Je traverse le boulevard en  trois ou quatre bonds charriés par le vent comme un astronaute sur la lune .Rendu l’autre côté je reprends  mon souffle et je  vois une auto se poindre. Je place   ma feuille  debout  en hauteur  et  me cache derrière; j’observe l’auto déambuler  de l’autre côté :

- Ouf, elle est passée ! Il ne m’a surement pas vu !

 Je reprends ma route vers mon appartement qui se situe au troisième étage de mon complexe à appartements. Fatigué et  épuisé j’entreprends de monter les escaliers avec  ma future bibliothèque d’un morceau. J’ai dû réveiller tout le monde  et je me disais :
-Ni vu ni connu.

Tout le voisinage savait que je venais de voler cette feuille de  contre-plaqué mais moi je n’en fis pas de cas. Enfin arrivé à mon appartement  j’ouvre la porte et  suis accueilli  par ma conjointe toute éberluée ,  encore endormie,  qui me demande :
- Mais qu’est ce que tu fais là à  quatre heures du matin a faire tout  ce vacarme ;les voisins sont probablement tous réveillés ?

 Moi comme réponse je lui dis d’aller se recoucher qu’on en reparlerait le lendemain. C’est ce qu’elle a fait. Exténué je me couche et rêve à ma belle bibliothèque.

Le lendemain je me lève, encore sous les effets de l’alcool,  va à la cuisine et lorsque je passe devant  la pièce qui me sert de bureau  je vois une feuille de ‘’plywood’’ qui cache mon pupitre qui me sert de bureau. Je me dis :
- Mais  c’est quoi  ça …………? Qu’est-ce que cette feuille de contre-plaqué fait là ?
 Ça m’a pris quelque temps pour me remémorer ma petite escapade de la veille .Les remords sont venus me  torturer toute l’avant-midi  et j’avais peur de sortir de mon appartement  ayant la crainte de me faire pointer du doigt des autres locataires  dont j’ai dû, sûrement, déranger leur sommeil.

Le même soir, après mon séjour  au Commodore, à trois heures trente du matin, le même manège se répétait  mais cette fois pour chipper des briques  qui me serviraient de support pour mes tablettes. J’avais calculé  vingt-quatre briques.

- Avez-vous essayé de transporter  quatre fois six briques quand vous êtes  saoul  et que  vous ne pouvez garder votre équilibre ?

Bien moi je l’ai fait et lorsque je montais les escaliers (je demeurais au troisième étage) j’échappais  les briques une à une ,tombant lourdement  dans les marches,  enfin en arrivant à mon appartement  il ne m’en restait que deux ou trois dans les bras. Mon manège a dû durer plus d’une heure et évidemment encore une fois j’ai dû réveiller tous les voisins…….!

Avais –je perdu le contrôle de ma vie ? Je ne savais pas encore à ce moment là.

Pierre D.

Les Ailes du Temps

Laval

 

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