Écoute et compréhension !

Écoute et compréhension !  dans Liens enfant-prodigue

 

Avions-nous bien compris ?

 

Avions nous bien écouté ?

 

La Parabole de l’enfant prodigue

 

  [Jésus] leur dit encore : «  Un homme avait deux fils, dont le plus jeune dit à son père : « Mon père, donne-moi la part du bien qui me doit échoir. » Ainsi, le père leur partagea son bien. Et peu de temps après, ce plus jeune fils ayant tout amassé, s’en alla dehors dans un pays éloigné, et il y dissipa son bien en vivant dans la débauche. Après qu’il eut tout dépensé, il survint une grande famine en ce pays-là ; et il commença à être dans l’indigence. Alors il s’en alla, et se mit au service d’un des habitants de ce pays-là, qui l’envoya dans ses possessions pour paître les pourceaux. Et il eût bien voulu se rassasier des carouges que les pourceaux mangeaient ; mais personne ne lui en donnait. Etant donc rentré en lui-même, il dit : Combien ya-t-il de gens aux gages de mon père, qui ont du pain en abondance ; et moi je meurs de faim ! Je me lèverai, et m’en irai vers mon père, et je lui dirai : Mon père, j’ai péché contre le ciel et contre toi, et je ne suis plus digne d’être appelé ton fils ; traite-moi comme l’un de tes domestiques. Il partit donc, et vint vers son père. Et comme il était encore loin, son père le vit, et fut touché de compassion ; et courant à lui, il se jeta à son cou et le baisa. Et son fils lui dit : « Mon père, j’ai péché contre le ciel et contre toi, et je ne suis plus digne d’être appelé ton fils ». Mais le père dit à ses serviteurs : « Apportez la plus belle robe et l’en revêtez ; et mettez-lui un anneau au doigt et des souliers aux pieds ; et amenez un veau gras et le tuez ; mangeons et réjouissons-nous ; parce que mon fils que voici était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, mais il est retrouvé.
Et ils commencèrent à se réjouir. Cependant son fils aîné, qui était à la campagne revint ; et comme il approchait de la maison, il entendit les chants et les danses. Et il appela un des serviteurs, à qui il demanda ce que c’était. Et le serviteur lui dit : « Ton frère est de retour et ton père a tué un veau gras, parce qu’il l’a recouvré en bonne santé ». Mais il se mit en colère, et ne voulut point entrer. Son père donc sortit, et le pria d’entrer. Mais il répondit à son père : « Voici, il y a tant d’années que je te sers, sans avoir jamais contrevenu à ton commandement, et tu ne m’as jamais donné un chevreau pour me réjouir avec mes amis. Mais quand ton fils que voici, qui a mangé tout son bien avec des femmes débauchées, est revenu, tu as fait tuer un veau gras pour lui ». Et son père lui dit : « Mon fils, tu es toujours avec moi, et tout ce que j’ai est à toi. Mais il fallait bien faire un festin et se réjouir, parce que ton frère que voilà, était mort, et il est revenu à la vie ;

il était perdu , et il est retrouvé. »

 

Avions-nous bien écouté ? Avions-nous bien compris ?

 

Combien d’entre nous se souviennent, lors de  notre temps aux études, de ces prédicateurs avec le doigt moralisateur dans les airs et leur voix d’outre -tombe  nous haranguer  par des homélies enflammées. Combien se souviennent, aussi, ce que nous remarquions et  nous sautait aux yeux ce sont les différents tics- nerveux ou de langage- de ces flamboyants  prêtres, frères ou missionnaires ? Nous n’écoutions pas la Parole. Qui l’aurait fait  dans ces temps  immémoriaux ou  l’Église prenait beaucoup de place. Nous avions des jugements très sévères  à leur égard et ils nous rendaient bien la pareille. La guerre en sourdine était déclarée, la révolte grondait. Le paradis à la fin de nos jours semblait être réservé  qu’à une élite et encore .Il régnait en maître une intransigeance a ne rien laisser passer .La radicalité des propos, quelques fois disproportionnée, alimentait nos peurs et notre appréhension   de tout ce qui se présentait  en soutane et  en porteur de crucifix et de croix. C’est ce que nous avons cru longtemps et encore aujourd’hui, malheureusement.

 

Nous étions embrigadés dans une légion de damnés si nous les écoutions et, pour ceux qui les écoutaient, nous les affublions de tous les sobriquets inimaginables. Pendant ce temps le Christ nous regardait et répétait sans cesse :

 »Aimez-vous les uns les autres.  »

 

Mais d’où cela venait –il ? D’où cela  est –il sorti ?

 

Loin de moi d’écrire ici une maîtrise sur  la Religion au Québec. Seulement essayer de se souvenir que nous en avons rencontré  de ces prêtres, frères ou sœurs que nous avons appréciés, aimés et qui nous aimaient. Cherchez et vous trouverez.

 

Oui il y en a eu des abus de pouvoir, de la sévérité, des pousseurs de morale
et de culpabilisation, des adeptes d’un Dieu vengeur et écrasant ; où il y a de l’homme il y a de l’hommerie comme on dit .

Ces hommes et ces femmes, l’ont surement  et amèrement regretté mais  pourquoi les laisser et les abandonner. Pour les aider nous devons pardonner comme le Christ nous le demande, malgré les fautes qu’ils ou elles  ont commises,…..

’’Qui n’a pas péché lui lance la première pierre ‘’.

Ces hommes et ces femmes nous amenaient quand même la Parole mais nous n’écoutions pas. Ce que nous regardions  était planté devant nos yeux et nous cherchions à fuir. Nous avons pris des chemins tortueux d’idoles,
d’avoir de pouvoir et de gloire.

Regardez ce qui se passe dans nos sociétés encore  aujourd’hui. Il n’y a presque plus de limite à une certaine morale. On fait tout ce qui est permis (et je ne suis pas plus catholique que le Pape en disant cela), et ce qui ne l’est pas, permis,  nous outrepassons tout en se justifiant.  Nous sommes  maintenant de l’autre  flanc  de la barre de métal que nous avons pliée. Elle reviendra à son juste milieu en temps et lieux.

 

Relisez la parabole de l’Enfant Prodigue au début du texte  vous y trouverez  l’essence même de la Parole du Christ. L’accueil, le Pardon  et l’Amour. Il en manque beaucoup de ces choses présentement dans nos vies sociales.

Nous préférons plus écraser l’autre, le bouder et le détester et nous venger.

 

Ceux et celles qui nous  parlaient de la Parole, dans ces temps –là, en ont peut-être un peu trop mis  mais ils nous  en parlaient quand même ; ils ont fait leur devoir. Pourquoi, maintenant, ne pas revenir aux enseignements du Christ; aujourd’hui comme beaucoup le font présentement.

 

L’Enfant Prodigue est revenu et son Père l’a accueilli à bras ouverts.

 

Pierre D.

Les Ailes du Temps©

Laval

30 juin 2009

 

 

 

 

 

 

 

 


Archive pour juin, 2009

Silence ,tais-toi !

 

Silence ,tais-toi ! dans Liens moz-screenshot

 

naufrage1836 dans Liens

 

 

 

Silence ,tais-toi !


‘’
Toute la journée, Jésus avait parlé à la foule en paraboles. Le soir venu, il dit à ses disciples : « Passons sur l’autre rive. »
Quittant la foule, ils emmènent Jésus dans la barque, comme il était ; et d’autres barques le suivaient.
Survient une violente tempête. Les vagues se jetaient sur la barque, si bien que déjà elle se remplissait d’eau.
Lui dormait sur le coussin à l’arrière. Ses compagnons le réveillent et lui crient : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? »
Réveillé, il interpelle le vent avec vivacité et dit à la mer :
« Silence, tais-toi ! » Le vent tomba, et il se fit un grand calme.
Jésus leur dit : « Pourquoi avoir peur ? Comment se fait-il que vous n’ayez pas la foi ? »
Saisis d’une grande crainte, ils se disaient entre eux : « Qui est-il donc, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? »

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 4,35-41.’’

 

 

Qui dans sa vie n’a pas ressentit, vécu ou subit des tempêtes parfois soudaines ? Tempêtes émotionnelles, tempêtes dévastatrices de soucis affectifs ou  financiers ?  Et que faisions nous pour essayer de calmer le jeu ? Nous avons essayé de trouver cinquante solutions toutes,
souvent, inadéquates  les unes que les autres. Qu’avons-nous demandé à Dieu – si nous croyons en Dieu – ? Un peu plus d’argent, un peu plus de compréhension du ou de la conjointe ou des enfants, du patron ou de la société.

 

Avons-nous pensé de demander du calme, de la sérénité et  de la Paix  intérieure  pour solutionner nos problèmes et affronter nos peurs. Nous sommes nous exclamé : Silence, tais-toi ! Comme Jésus l’a fait devant les éléments déchaînés.

 

Un fait me revient à l’esprit. Voilà quelques années je me retrouve sans support financier ,ayant perdu un bon contrat  lucratif. Et, ayant mes enfants à mes charges, sans conjointe,  la panique me saisit. Les questions de sécurité financière m’obsédaient  et  revenaient sans cesse me hanter le cerveau. Que vais-je faire ? A qui me fier ? Ou vais-je prendre les sous nécessaires pour payer mon loyer et mes comptes ? Et mon auto comme vais-je faire ? Et ce manège dura quelques jours jusqu’au moment, las et fatigué de ce remue-ménage, j’ai lancé :

Silence, tais toi insécurité !

Le calme s’était installé dans mes idées et une phrase m’est revenue à l’esprit : Voyons les priorités et  les solutions possibles.

En quelques semaines tous les problèmes se sont réglés, un  après l’autre. Revenus, logement, compte a payer, etc. Le plus important en était de demeurer dans l’instant présent.

 

Que fait Jésus lors  de cette tempête sur la mer ? Il dort, il est calme et se repose. Ses disciples, quant à eux, sont tout énervés et agités.

 

Il n’arrive rien de bon dans l’énervement et dans la tourmente.

 

Pierre D.

Les Ailes du Temps

23 juin 2009


 

 

"Le regard des autres", 1er... |
Atelier permanent de lectur... |
Ilona, Mahée et Mila. |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | David Besschops
| professeur.de.français
| billierose