Allons planter des arbres !

 

Allons planter des arbres ! dans Liens serigraphie

Allons planter des arbres ! 

Un écureuil vient faire des voltiges de branches en branches à ma fenêtre. Il vient m’avertir que le printemps est bien là et il est temps, pour moi, de sortir  de mon alvéole dans lequel je me suis enfoui tout l’hiver. Il badine sur le garde-fou de mon balcon sous le regard inquisiteur de ma chatte qui aimerait bien l’avoir sous la dent; pas de chance, une grande vitre les sépare un de l’autre. Les oiseaux piaillent à tue-tête. Le soleil se dandine paresseusement entre les membres décharnés des feuillus. Quelques bourgeons timides se fraient un chemin attisés par la chaleur de ce printemps hâtif. Je suis en effervescence et anxieux d’aller explorer de nouveau mon petit espace vert au bout de la rue. Je vais surement y retrouver tout ce qu’on peut recouvrer de détritus et déchets cachés sous la neige pendant son cheminement glacial.  Qu’importe; la vie renaît. 

Je me prépare fébrilement et n’oublie pas, cette fois, mon bâton de marche et mon  petit sac surprise .J’apporte mes gants si le froid pince. Une fois le nez dehors des effluves tendres et doux  m’agressent. Au pas léger  je me dirige vers mon petit parc et les gens que je croise sont tout souriants. Je pénètre dans le minuscule sous-bois en furetant l’horizon. Malgré les rues avoisinantes le niveau de bruit est amenuisé. Longeant le sentier central  je stoppe près d’un arbre qui a perdu beaucoup de ses branches et j’en suis désolé. Je poursuis ma gambade en me collant le plus possible à cette nature qui s’éveille tendrement .Les oiseaux crient leur bonheur du haut des arbres. Un couple d’écureuil se fait la poursuite; est-ce un jeu ou  une délimitation de territoire. Ils jouent à cache-cache et sont bien rigolos. Je m’avance en direction des deux seuls bancs de ce  parc, au centre. Je remarque un jeune homme, assis les deux mains dans les poches, l’air pensif et perdu entre deux mondes. Il ne me voit pas m’approcher, je me fais discret pour ne pas le faire sursauter ou l’effrayer. Je prends place sur le deuxième banc  et respire à fond. Un geai bleu vient picorer quelques graines à quelques mètres de nous. Nos regards, avant de se croiser, fixent  le bel oiseau  bleuté. Le jeune homme me regarde et me salue d’un sourire timide et mal à l’aise. Je lui rends sa politesse d’un signe de la tête. Le geai rassasié s’envole vers la crête d’un érable. L’astre du jour nous réchauffe  en nous câlinant divinement; qu’il fait bon d’être là  et d’apprécier ces premiers moments de regain de vie. Je soupire légèrement et calle ma main dans ma poche de manteau pour vérifier que mon petit sac surprise y est encore. Je suis rassuré  et  entreprends un tour d’horizon de cent quatre vingt degrés avec mes yeux. Un chat  s’élance devant nous, ayant aperçu un écureuil turbulent, nous fait sursauter. Belle occasion d’entamer une conversation. 

-Mais d’où sort-il  celui là ? 

Dis-je avec surprise. Il était bien caché ! Le matou se fait jouer un vilain tour car le rongeur s’esquive à toute allure tout en haut d’un arbre. 

-Ça sera pour demain, le repas, mon minou! 

Dis-je avec humour ce qui fait sourire mon compagnon de  fortune. J’en profite pour entamer la conversation. 

-Quelle belle journée, ne trouves-tu pas ?  Enfin le printemps. Sérieux il ne me répond pas sur l’instant. Fixant mon bâton de marche, il ose : 

-Joli bâton que vous avez là, vous avez mal aux jambes ? Je lui réponds en levant mon bâton à hauteur de mes genoux : 

-Non, ce bâton est un outil de travail merveilleux. Je m’en sers aussi pour marcher en même temps. Toi, tu viens souvent ici ?   Gêné  et les yeux engloutis sous la palette de sa casquette il m’affirme : 

-C’est la première fois que je risque de venir m’asseoir dans ce parc qui se trouve juste en face de chez moi. Depuis  quelques années je le scrute de ma fenêtre et  n’ose jamais m’y aventurer. Aujourd’hui je le fais et ne le regrette pas. Je ne sais pas  pourquoi  je n’y venais pas profiter de ce petit oasis de verdure et de tranquillité. Nous sommes toujours accrochés à la télévision, aux ordinateurs, à nos téléphones portables et avec des écouteurs dans les oreilles. Nous entendons, chaque jour, des nouvelles négatives et rien pour nous encourager .Tous les jours nous auditionnons, nous voyons, nous percevons des scandales, de la corruption et des déformations de la réalité. Nous sommes enfermés dans  un monde  fait à l’avance avec des choses superficielles et éphémères. 

Je vois que le jeune homme traverse une période difficile de son existence. Il semble même exprimer de la détresse. Je le laisse continuer. 

-Vous, vous êtes arrivé au bout de votre vie .Il ne vous reste que quelques années à vivre et vous devez retirer vos pensions et venir vous promener ici tous les jours. Je vous ai vu de ma fenêtre,  à l’occasion, l’an passé.
Je ne vous juge pas remarquez bien. J’admire ce que vous faites. Pour ma part, je m’arrête peut-être trop à toutes ces choses qui me révoltent. Ces affres des mes ainés et les modèles qu’ils veulent me transmettre. J’ai fait ce qu’ils me disaient de faire et comme résultat je me suis endetté, comme on dit, par-dessus les oreilles. J’ai une dette envers le gouvernement, pour des prêts et bourses, que je ne puis rembourser  et je me sens saisi de toutes parts. Je ne travaille pas présentement……Je ne sais pas pourquoi je vous dis  tout cela ? 
Voyant  la rage monter lorsqu’il serre les poings je détends l’atmosphère et lui lance tout de go : 

-As-tu déjà lu le livre de Jean Giono : ‘’ L’homme qui plantait des arbres ‘’ ? D’ailleurs  ils en ont fait un beau petit film d’animation avec M. Frédéric Back. Mon interlocuteur me regarde, surpris, il ne s’attendait pas du tout à cette réplique : 

-Non je n’ai pas lu le livre  ni vu ce film. De quoi s’agit-il ? 

J’avais capté son attention.
- C’est un homme qui revient de la première grande guerre et voit toute la dévastation des champs de bataille. Il décide
  de replanter la forêt qui l’a vu grandir. (C’est une histoire vraie). Pendant des années et des années il ramasse des glands de chêne, les sélectionne et, dans ses marches quotidiennes, va  les replanter. Cinquante, cent par jour il  fait son travail de replanter. Avec les années les forêts ont été reboisées. L’horreur des champs de bataille a disparu. Les gens sont revenus vivre dans leur patelin. Les rivières ont recommencé  à couler et la vie a repris. Un chêne peut vivre jusqu’à mille ans.
Tu sais, oui nous entendons des choses affreuses par les nouvelles à la télévision et les journaux. Oui nous sommes assaillis par ce négatif de tous les jours. Oui les hommes demeureront des hommes tant et aussi longtemps qu’ils ne verront pas la Lumière. Tant et aussi longtemps qu’ils ne s’entraideront pas et vivre ensembles en harmonie. Tu  as ta jeunesse et toutes ces années devant toi ; plante des arbres. Pour les montants d’argent que tu dois au gouvernement ; tu as le temps  et tu peux prendre des arrangements avec les fonctionnaires tu sais .Ils vont t’écouter et tu trouveras surement une solution.

-Un de mes grands amis me disait toujours dans les moments difficiles :

‘’ le petit Jésus donne à manger à tous les petits oiseaux chaque jour, alors il t’en donnera à toi aussi ‘’;et je l’ai cru. 

Une petite bande de mésanges vient  se chamailler dans les arbustes en face de nous. À chacun leur tour ils montent et descendent les longues tiges  sans feuilles  ce qui a comme effet de  signaler leur présence au gros matou noir  caché un peu plus loin ; mais nous l’avons à l’œil; lui. Je sors de ma poche mon petit sac brun, l’ouvre et y renifle  le contenu.

Curieux mon compagnon me demande : 

-Qu’est ce que c’est ?  Je reprends :

 -Nous parlions, il y a un instant de l’Homme qui plantait des arbres. Je te suggère le livre et je vais te donner, tantôt, une adresse internet où tu pourras voir le petit film. Mais en attendant  as-tu envie de m’aider ? Je lui tends le petit sac qui contient plus d’une cinquantaine de graines de chênes que j’ai ramassé l’automne passé sur les bords de la rivière : 

-Ce sont des graines de chêne  qui ne demandent qu’à être enfouies en terre .C’est en plein le temps de les semer.  Il me demande alors : - D’accord, comment allons-nous procéder ?  Je lui montre mon bâton de marche : 

-Voilà notre instrument aratoire et nous avons de bons bras. Nous allons les planter en cercle tout autours du parc. Dans les endroits clairsemés et dans vingt ou vingt cinq cet endroit sera magnifique, encore plus qu’aujourd’hui. Tu auras l’occasion de voir ce spectacle charmant.  

Nous nous levons et débutons nos travaux. Nous nous dirigeons dans la végétation luxuriante où nous sommes sûrs que les employés de la ville ne tondront pas   Nous  plantons le bâton à environ d’une profondeur d’un mètre et ensuite nous insérons une graine dans le trou frais fait que nous recouvrons de terre par la suite. Notre petit manège dure plus d’une bonne demie- heure. Le petit sac vidé nous retournons nous reposer à notre petit havre. Mon jeune ami me dit alors : 

-Vous savez, à toutes les fois que je mettais une graine dans la terre  je me disais que je venais de planter une solution à mes problèmes. Que cette solution allait grandir avec le temps. En plus je viens de trouver ce que je vais faire dans ma vie : ingénieur forestier.
Je vous promets de jeter un coup d’œil tous les jours à notre plantation et d’y venir l’entretenir avec les années. 
Je suis là à nettoyer mon bâton de marche  et je rajoute : -La nature va faire son travail  tout comme nous les hommes avons à faire le nôtre. Avec le temps, et, ça va en prendre de voir arriver ces arbres à maturité nous avons à murir nous aussi .Je te souhaite bonne chance dans ton cheminement. Sur un bout de papier je lui laisse mon adresse courriel et lui promet de lui envoyer l’adresse du site internet pour le film de Frédéric Back. Je me lève, lui serre la main:

-En passant je me nomme Pierre et toi ?

-Moi c’est Maxence, mes amis me nomment  Max. 

Je le salue à nouveau et  retourne à la maison. En m’éloignant le  matou me salue d’un petit miaulement sournois. 

Pierre D. 

Les Ailes du Temps© 

Laval 22 mars 2010 

GIONO, Jean Illustrateur GLASAUER, Willi Editeur Gallimard Collection Folio Cadet Nombre de pages 60  ISBN 2-07-053880-

X http://www.youtube.com/watch?v=GC0DMNqJ6vU&feature=related 

 


Archive pour mars, 2010

C’est beau la vie !

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À  toi Jean  Ferrat qui nous a fait aimer la vie .

Les Ailes du Temps

Maelström

                                            Maelström dans Liens 2882575450_cb04841fd0

Maelströ

Le cacassement  de l’envolée  d’outardes nous fait tous lever les yeux au zénith bleuté de la voute céleste. Le ‘’V’, parfait en sa forme, nous submerge. Il me semble que je me vois à l’intérieur de  cet énorme ‘’V’’, me laissant transporter vers le sud; à la chaleur.  Je suis installé sur un banc de parc non loin de deux hommes qui conversent. Pour l’instant ils sont silencieux et admirent les oiseaux  se laisser porter par les ailes du vent.  Les érables rougissent, eux aussi, de ce magnifique spectacle. L’automne est avancé  et l’été indien expire. Je me fais indiscret et continue d’écouter à brûle pourpoint la conversation des deux inconnus. Le plus jeune semble passer par des expériences douloureuses ; perte d’emploi, séparation, maladie et autres malheurs de cet acabit. Le plus âgé, semble être un excellent confident, écoute l’autre récriminer contre tout et rien. Cachant sa face entre ses mains, le jeunot, tremble de soubresauts de ses pleurs. Le plus  vieux le prend par les épaules et lui glisse à l’oreille : 

-Vas-y pleure, déverse tes flots de larmes de rage. Fais de la place pour  l’acceptation. Ce qui t’arrive n’est pas le fruit du hasard mais quelque chose de concocté depuis bien longtemps. 

Nous n’avons pas conscience, dans notre vie, que tout le tissage de ce qui nous arrive vient souvent de très loin  tout comme les poupées russes. De la plus grande à la plus petite  elles ne forment qu’un tout. Et, pour découvrir la dernière  des dernières qui se cache tout au fond du sein de  celle qui la contient nous devons les ouvrir une à une.  Tout comme nos comportements  qui en cachent d’autres. Nos  échecs et  nos déceptions viennent de nos choix, de nos décisions d’antan.   

Le jeune homme arrête son ainé  et lui lance :
-Tout ce qui m’arrive est de ma faute, pour m’encourager; tu ne m’encourages  pas vraiment ! 

À la suite d’un instant précieux de silence  l’ainé reprend : 

-Écoutes, il ne s’agit pas de dire que c’est ta faute ou non; mais bien de te demander quelles décisions dans ton cheminement tu t’es engagé  à prendre. Est-ce toi qui a planifié, voulu ces situations ? Es-tu responsable de tes actes et de tes gestes ?  Il s’agit de voir que  si tu t’engageais dans ces directions  il y aurait des risques de succès mais aussi d’échecs. Es-tu prêt à assumer cela ? Es-tu prêt à accepter les conclusions que tu vis aujourd’hui ? Es-tu prêt à y voir les plus belles et profitables leçons de vie  et de continuer à progresser. Ou tu admets tes erreurs et tu en tires un bilan positif ou tu admets une défaite totale et tu te laisse aller à dépérir. En voilà tout un choix ! 

Une légère brise flotte  entre les rayons ouateux du soleil .Des grives  dansent  d’un pas tantinet sur le gazon jaunissant.  Des mésanges glapissent dans les buissons décharnés prêts pour la sombre saison. Léger silence entre les deux hommes. Je suis toujours à l’affût de la réponse du jeune homme ; je me sens un peu voyeur. Sur la rivière, un plaisancier profite  du répit de cet instant de l’été  pour naviguer  en se laissant tanguer par le courant.  Des promeneurs avec le vague à l’âme étirent leur marche. Le jeune homme, après avoir essuyé les dernières traces de larmes sur ses joues duveteuses  réfléchit et reprend : 

-Tu sais  j’ai l’impression que la vie, depuis quelques jours, est un grand remous qui m’aspire vers le fond. C’est comme un maelström  incontrôlable. Plus j’essaie de me débattre plus il m’entraîne  et plus il m’entraîne  plus je me sens couler à pic. Je vis d’angoisses et d’insécurité. Je me sens de plus en plus seul et isolé Par chance que tu sois là mon ami. Je suis à l’orée d’un grand désert sec et bouillant. Je sais que j’ai à le traverser ; vais-je y arriver ? C’est comme si on m’avait dépouillé de tous mes vêtements  d’un seul coup. Je fais face au néant ; j’en suis conscient mais je n’ai pas la moindre idée de la direction à prendre. Ma boussole est devenue caduque. Mes points de repères sont annihilés et fondus dans l’immensité du tourbillon. 

Un vol de canards vient interrompe le monologue du jeune homme. Ils viennent se poser sur l’eau face aux deux hommes. L’ainé  les scrute pour découvrir leur belle petite tache bleu sur leurs ailes. Il regarde  son compagnon et l’enjoint de continuer. Ce dernier  s’exécute  et demande : 


-Je sais que tu as vécu beaucoup de choses  semblables dans  ton existence. Comment as-tu fait pour  t’en sortir et vivre aussi sereinement que tu peux l’être aujourd’hui ? Comment as-tu fait face à ces affres de la vie et être bien aujourd’hui ? 

Un grand sourire s’affiche sur le visage du vieil homme.  Il ramasse à ses pieds un bout de branche qu’il brise  en deux. Il les montre au jeune  et lui dit :
-Vois –tu, nous pouvons avoir  deux attitudes face aux problèmes de la vie ; ou bien nous essayons de les bombarder de questions, d’interrogations, de construction de toutes sortes de scénarios  qui nous mènent nulle part sinon dans un trou noir béant ou dans un maelstr
öm comme tu dis si bien , ou bien , nous  lâchons prise et  acceptons la ou les situations. Et pourtant  les deux font partie du même tout comme ces deux bouts de branche que je mets bout à bout de nouveau. 

Le plus important c’est d’avoir le calme intérieur pour ce faire. Tu sais, oui, j’en ai eu des moments difficiles à passer et laisse moi te dire pas toujours heureux. Je venais ici et lorsque les calamités m’accablaient  je  faisais le silence et  j’essayais d’écouter ce qui m’entourait. Par exemple, je me disais tout en écoutant la nature, combien de chants d’oiseaux  puis-je  identifier aujourd’hui?  Souvent  la réponse était surprenante. Dix ou douze sortes d’oiseaux bien identifiés. Entends –tu les chants d’oiseaux présentement ? Pendant ce temps  le calme était rétabli dans mon for intérieur et  les solutions aux problèmes apparaissaient comme lèvent les brumes. 

Mais dans toutes ces adversités, tout comme toi tu passes en ce moment, j’ai fait de ces maelströms  des maelströms inversés. Non du haut vers le bas mais bien du bas vers le haut. J’en ai fait une apothéose, un éclatement de joies, un ramassis de bienfaits  et une Ode à la joie de Beethoven. Je remercie le ciel de m’avoir amené ces  épreuves pour me connaître plus en profondeur et ainsi savoir qui je suis vraiment. Me connaître avec mes forces, mes faiblesses, mes défauts et mes qualités. Ne pas remettre, aussi, sur le dos du premier ou de la première venue les effets de mes déboires. Reconnaître mes torts et pardonner aux autres les torts qu’ils m’ont faits.
Tu le sais j’aime la nature  et on y trouve les meilleurs leçons de vie. Je m’en inspire fréquemment .Voilà  comment je m’en suis sorti .Ce que tu vis  sont des expériences dans ta vie. Et il y en aura d’autres. Tu sais tu n’es pas seul je suis là. 

J’écoute ces paroles remplies de sagesse qui me font réfléchir profondément. Se servir de nos erreurs pour progresser. Quelle philosophie de vie. Voir ce qui nous arrive, qu’on croit négatif, pour avancer. Se servir de nos échecs comme un tremplin pour sauter à pieds joints dans la vie. J’aurais écouté cet homme des heures. Le jeune homme, encouragé, serre dans ses bras l’ainé et lui dit : 

-Merci papa. 

Les deux hommes se lèvent et se dirigent vers leur voiture, En passant près de moi le plus vieux me lance un cordial sourire avec un  signe de  tête pour me saluer. 

Je me lève à mon tour et quitte cet endroit de prédilection souhaitant que le beau temps perdure. La vie est belle. 


Pierre D. 

Les Ailes du Temps©

Laval,3 mars 2010 

 

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