A mon fils Jonathan.(Son anniversaire )

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1984 

Tu n’avais que quelques  mois, à Arundel  en 1984, et par les beaux soirs  frais d’automne  j’allumais un feu  à l’extérieur. On s’y installait  autours. J’entretenais le feu pour ne pas que le froid nous saisisse  mais toi tu étais couché dans ton carrosse  de bébé  bien couvert et au chaud. Le feu crépitait doucement  tout en s’habillant  de belles couleurs. C’était un beau spectacle  a voir, et ce , presque tous les soirs. C’étaient nos moments intimes à moi et toi  car nous nous retrouvions seuls. L’heure avançait et, souvent, nous nous retrouvions retirés toi et moi devant  cette effusion  de beauté. 

À un moment donné  je te prenais dans mes bras et je te callais sur mon  épaule tout en sentant  ton souffle  chaud  dans mon  cou.  Les sons de la nuit  nous berçaient  tous les deux. Les crépitements  du feu   qui se transformaient  en tisons  rougeâtres et verts; rien au monde ne comptait que ce moment là ou tous les deux nous étions unis  et fusionnés par  l’immensité  de la voûte étoilée. Que de beaux moments. Tout en suivant la cadence du feu, lente et admirablement gracieuse, je te fredonnais, tout bas, la chanson Isabeau. Je l’étiolais pour garder la note assez longtemps pour ne pas briser la cadence d’avec la braise  devenue écarlate. Oh ! Comme j’aurais voulu étirer ces moments de notre vie à tout jamais ….! Un père et son premier fils en communion avec le Céleste. Car oui tu as mis l’accent pour que change ma vie  et elle a changée. Le silence nous entourait et   comme pour laisser parler nos Anges Gardiens entre eux. Ils discutaient et jouaient ensembles. Toi tu ne te souviens pas de ces fabuleux moments mais nous, nos Anges et moi on s’en souvient. Sur les dernières paroles d’Isabeau  je laissais  le silence et le grésillement du feu reprendre toute la place. Je te déposais tout doucement  dans ton petit lit improvisé et te couvrais  car la nuit devenait  fraîche. Le dôme étoilé nous rendait un magnifique spectacle de danse de tous les petits points blancs et  je me demandais : ou était  la tienne …. Ton étoile ! 

 Pierre D  Les Ailes du Temps© 

Laval 9/07/2010 

 


Archive pour 9 juillet, 2010

A mon fils Jonathan.(Son anniversaire )

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1984 

Tu n’avais que quelques  mois, à Arundel  en 1984, et par les beaux soirs  frais d’automne  j’allumais un feu  à l’extérieur. On s’y installait  autours. J’entretenais le feu pour ne pas que le froid nous saisisse  mais toi tu étais couché dans ton carrosse  de bébé  bien couvert et au chaud. Le feu crépitait doucement  tout en s’habillant  de belles couleurs. C’était un beau spectacle  a voir, et ce , presque tous les soirs. C’étaient nos moments intimes à moi et toi  car nous nous retrouvions seuls. L’heure avançait et, souvent, nous nous retrouvions retirés toi et moi devant  cette effusion  de beauté. 

À un moment donné  je te prenais dans mes bras et je te callais sur mon  épaule tout en sentant  ton souffle  chaud  dans mon  cou.  Les sons de la nuit  nous berçaient  tous les deux. Les crépitements  du feu   qui se transformaient  en tisons  rougeâtres et verts; rien au monde ne comptait que ce moment là ou tous les deux nous étions unis  et fusionnés par  l’immensité  de la voûte étoilée. Que de beaux moments. Tout en suivant la cadence du feu, lente et admirablement gracieuse, je te fredonnais, tout bas, la chanson Isabeau. Je l’étiolais pour garder la note assez longtemps pour ne pas briser la cadence d’avec la braise  devenue écarlate. Oh ! Comme j’aurais voulu étirer ces moments de notre vie à tout jamais ….! Un père et son premier fils en communion avec le Céleste. Car oui tu as mis l’accent pour que change ma vie  et elle a changée. Le silence nous entourait et   comme pour laisser parler nos Anges Gardiens entre eux. Ils discutaient et jouaient ensembles. Toi tu ne te souviens pas de ces fabuleux moments mais nous, nos Anges et moi on s’en souvient. Sur les dernières paroles d’Isabeau  je laissais  le silence et le grésillement du feu reprendre toute la place. Je te déposais tout doucement  dans ton petit lit improvisé et te couvrais  car la nuit devenait  fraîche. Le dôme étoilé nous rendait un magnifique spectacle de danse de tous les petits points blancs et  je me demandais : ou était  la tienne …. Ton étoile ! 

 Pierre D  Les Ailes du Temps© 

Laval 9/07/2010 

 

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