Stagner…ou…changer !

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Stagner…ou… changer !

Mes pas, en cadence légère, me mènent aux abords de la rivière d’un calme éclatant et enivrant. Le silence se balance au gré des ailes de la sérénité. Je sens et ressens une symbiose torsadée m’enticher. La surface de l’eau, digne d’un miroir de télescope, s’imprègne du ciel bleu profond. Un goéland, tel un ange, enrichit le spectacle. Son vol doucereux sécurise. Le temps s’immobilise en contresens. Les idées foisonnent dans mon esprit; elles se bousculent. Le signal d’une pause s’impose. Je fais halte à la cacophonie des opinions. Subtilement le cœur prend position dominante sur le raisonnement. Mon esprit fusionne d’avec la ligne d’horizon qui délimite la voute céleste et l’abîme de l’eau. Le reflet, lui aussi, est en contemplation. Je me dialogue :

-Et si la Lumière brille et que les ténèbres ne l’ont pas arrêtée …cela veut-il dire que la Lumière a préséance sur les ténèbres ? Je le crois. La Lumière peut subjuguer les ténèbres mais non réciproquement ; il y  aura toujours la Lumière. Au fait comment en arrivons –nous à cette Lumière ? Par quel mécanisme en arrivons-nous à voir cette clarté ?

Mes idées se chamboulent en une série d’interrogations à élucider. L’amplitude de la surface de l’eau  me  renvoie une image d’un petit nuage fluctuant au faîte du firmament.  Le goéland se glisse dans cette image en traversant la petite boule d’ouate. La quiétude approfondit la sérénité :

-Quelle beauté ce matin. Il y a des jours semblables à celui-ci ou tout devient limpide et  tellement simple. 

Me dis-je :

-Est-ce cela de vivre profondément l’instant présent mais aussi parcelle d’éternité  et momentum vivifiant ? Vivre cet instant, ce moment, précis d’amour. Respirer l’étincelle volontairement allumée dans une noirceur ténébreuse pour en faire une lumière éclatante.

Un gaie bleu vient se percher à la première branche qu’il aperçoit au bout de son œil vif. Son cri rauque et glauque retentit comme la trompette qui sonne la charge. Son ombre dans l’onde détonne. Je repose mon regard sur la scène dédoublée dans l’eau :

-Et dire que les gens s’arrêtent aux bienfaits des biens matériels et des peccadilles. Ils accumulent richesse sur richesse et ne voient pas  la sublime et somptueuse richesse de toute la richesse ; les œuvres de Dieu et son Amour pour nous. Ils misent sur leur confort et sur leur vie facile qui ne l’est pourtant pas. Ils ne veulent pas souffrir mais pourtant ils souffrent dans leurs peurs et leurs insécurités à s’en rendre extrêmement malades; encore de la souffrance. Mais ils ne veulent pas souffrir, disent –ils. Il y a un grand penseur qui disait :

-Quittez tout et vous retrouverez tout !

-Il s’agit de  se détacher de tous ces biens matériels, temporels et physiques de ce monde terrestre. Nous pouvons les utiliser mais non les accumuler ni s’y attacher. Notre voyage, ici sur terre n’est que passager, C’est comme une traversée d’un désert. Au départ, l’équipement qu’on juge nécessaire devient, avec les pas, superflu et inutile. Tout au long du périple nous nous débarrassons de choses encombrantes et lourdes. À la fin il ne reste que le nécessaire à l’extrême limite, mais oh ! Combien   léger nous sentons nous.

-Les  seules choses utilitaires que nous possédons ce sont nos bonnes actions et notre Amour des autres ainsi que nos dons de création. Nous aurons appris à vivre en harmonie et en fraternité avec nos frères et sœurs.

Le goéland vient exécuter des virevoltes et des tonneaux sur le ciel azuré. L’air, pour lui, devient sa voile magnifique. Le bout de ses ailes scintille. Sa grâce alimente doucement les jets de silence. Silence qui  s’impose quelque fois :

-Le silence de nos murmures jaillit de nos idées.

Me dis-je en sourdine :

-Quelques fois vaut mieux garder le silence que de déverser un torrent de paroles, qui souvent, s’avèrent futiles et inutiles. Retenir sa langue demande plus de concentration, et d’humilité. Tiens une autre pensée me met le grappin sur moi :

-Nous sommes les fils et les filles de Dieu mais pour vraiment le vivre et l’être nous devons le vivre et l’être en toute humilité; sans orgueil et sans vanité. Le vivre et l’être profondément en nous disant que nous ne le sommes pas .Donc en détachement total de ce qui pourrait être un titre ou une gloire. Et cela n’est pas facile. Comme Mère Térésa disait : ‘’ Être personne pour personne ‘’ dans un anonymat total et en étant inconnu sauf aux yeux de Dieu. Ce qui demande des efforts constants et soutenus.

-Parfois les efforts constant et soutenus demandent aussi de changer les perspectives de notre vue et de notre vie sinon nous risquons la stagnation. Le changement s’impose. Cette stagnation peut avoir à sa source nos peurs de l’inconnu  ou de l’immensité tout comme ce paysage que j’admire depuis un bon moment.

Cette stagnation, aussi, peut nous procurer un certain réconfort des acquis mais ce n’est pas le terminus; seulement une gare comme une autre. Il est sublime d’avancer et progresser. Dans la Lumière il n’y a pas de fin de l’infini mais des jalons extraordinaires à découvrir à chaque étape. Tout vient à point à qui sait attendre et apprécier. Et, on ne sait jamais d’où viendront le message et les messagers. Il n’y a pas de feu sans flamme et de lumière sans rayonnement  ni de pluie sans nuage. La beauté se retrouve dans tout. La laideur n’existe pas ; seulement la beauté sous toute ses formes. Il faut s’efforcer à la chercher cette beauté.

L’astre du jour se dandine copieusement sur la surface réverbérante de la rivière. Lui et le goéland jouent à cache-cache. Le minuscule nuage s’est dissipé; disparu. Aucun autre de ses congénères ne fait d’apparition. L’ailé monte et remonte tout en s’amusant .Il teste ses capacités et réussit très bien. Son vol tout en cascade de vrilles dessine, dans les cieux et dans l’âme de l’eau, une aquarelle d’arabesques digne des plus grands peintres. Il se pose, enfin, à la surface du miroir provoquant  une minuscule montée de vagues dégoulinantes sur le rivage. L’onde de choc s’estompe sur l’onde. Je réfléchis tout haut en sourdine :

-Comme dans notre vie, les changements nous font évoluer. Nous subissons des mutations, suite à des bouleversements, et souvent, parfois, pour le mieux .Nous n’en prenons pas conscience sur le coup mais après mures réflexions nous pouvons trouver la parcelle de lumière qui se trouve dans les évènements et les expériences. Tout comme la chenille devient papillon. De rampante elle devient volant.

Mes pas reprennent  leur cadence au rythme de mes pensées ; lumineuses et suaves. Le spectacle s’imprègne dans mon cerveau et se soude à ma tranquillité.

Pierre Dulude

Les Ailes du Temps

13 janvier 2012


Archive pour 13 janvier, 2012

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Mes pas, en cadence légère, me mènent aux abords de la rivière d’un calme éclatant et enivrant. Le silence se balance au gré des ailes de la sérénité. Je sens et ressens une symbiose torsadée m’enticher. La surface de l’eau, digne d’un miroir de télescope, s’imprègne du ciel bleu profond. Un goéland, tel un ange, enrichit le spectacle. Son vol doucereux sécurise. Le temps s’immobilise en contresens. Les idées foisonnent dans mon esprit; elles se bousculent. Le signal d’une pause s’impose. Je fais halte à la cacophonie des opinions. Subtilement le cœur prend position dominante sur le raisonnement. Mon esprit fusionne d’avec la ligne d’horizon qui délimite la voute céleste et l’abîme de l’eau. Le reflet, lui aussi, est en contemplation. Je me dialogue :

-Et si la Lumière brille et que les ténèbres ne l’ont pas arrêtée …cela veut-il dire que la Lumière a préséance sur les ténèbres ? Je le crois. La Lumière peut subjuguer les ténèbres mais non réciproquement ; il y  aura toujours la Lumière. Au fait comment en arrivons –nous à cette Lumière ? Par quel mécanisme en arrivons-nous à voir cette clarté ?

Mes idées se chamboulent en une série d’interrogations à élucider. L’amplitude de la surface de l’eau  me  renvoie une image d’un petit nuage fluctuant au faîte du firmament.  Le goéland se glisse dans cette image en traversant la petite boule d’ouate. La quiétude approfondit la sérénité :

-Quelle beauté ce matin. Il y a des jours semblables à celui-ci ou tout devient limpide et  tellement simple. 

Me dis-je :

-Est-ce cela de vivre profondément l’instant présent mais aussi parcelle d’éternité  et momentum vivifiant ? Vivre cet instant, ce moment, précis d’amour. Respirer l’étincelle volontairement allumée dans une noirceur ténébreuse pour en faire une lumière éclatante.

Un gaie bleu vient se percher à la première branche qu’il aperçoit au bout de son œil vif. Son cri rauque et glauque retentit comme la trompette qui sonne la charge. Son ombre dans l’onde détonne. Je repose mon regard sur la scène dédoublée dans l’eau :

-Et dire que les gens s’arrêtent aux bienfaits des biens matériels et des peccadilles. Ils accumulent richesse sur richesse et ne voient pas  la sublime et somptueuse richesse de toute la richesse ; les œuvres de Dieu et son Amour pour nous. Ils misent sur leur confort et sur leur vie facile qui ne l’est pourtant pas. Ils ne veulent pas souffrir mais pourtant ils souffrent dans leurs peurs et leurs insécurités à s’en rendre extrêmement malades; encore de la souffrance. Mais ils ne veulent pas souffrir, disent –ils. Il y a un grand penseur qui disait :

-Quittez tout et vous retrouverez tout !

-Il s’agit de  se détacher de tous ces biens matériels, temporels et physiques de ce monde terrestre. Nous pouvons les utiliser mais non les accumuler ni s’y attacher. Notre voyage, ici sur terre n’est que passager, C’est comme une traversée d’un désert. Au départ, l’équipement qu’on juge nécessaire devient, avec les pas, superflu et inutile. Tout au long du périple nous nous débarrassons de choses encombrantes et lourdes. À la fin il ne reste que le nécessaire à l’extrême limite, mais oh ! Combien   léger nous sentons nous.

-Les  seules choses utilitaires que nous possédons ce sont nos bonnes actions et notre Amour des autres ainsi que nos dons de création. Nous aurons appris à vivre en harmonie et en fraternité avec nos frères et sœurs.

Le goéland vient exécuter des virevoltes et des tonneaux sur le ciel azuré. L’air, pour lui, devient sa voile magnifique. Le bout de ses ailes scintille. Sa grâce alimente doucement les jets de silence. Silence qui  s’impose quelque fois :

-Le silence de nos murmures jaillit de nos idées.

Me dis-je en sourdine :

-Quelques fois vaut mieux garder le silence que de déverser un torrent de paroles, qui souvent, s’avèrent futiles et inutiles. Retenir sa langue demande plus de concentration, et d’humilité. Tiens une autre pensée me met le grappin sur moi :

-Nous sommes les fils et les filles de Dieu mais pour vraiment le vivre et l’être nous devons le vivre et l’être en toute humilité; sans orgueil et sans vanité. Le vivre et l’être profondément en nous disant que nous ne le sommes pas .Donc en détachement total de ce qui pourrait être un titre ou une gloire. Et cela n’est pas facile. Comme Mère Térésa disait : ‘’ Être personne pour personne ‘’ dans un anonymat total et en étant inconnu sauf aux yeux de Dieu. Ce qui demande des efforts constants et soutenus.

-Parfois les efforts constant et soutenus demandent aussi de changer les perspectives de notre vue et de notre vie sinon nous risquons la stagnation. Le changement s’impose. Cette stagnation peut avoir à sa source nos peurs de l’inconnu  ou de l’immensité tout comme ce paysage que j’admire depuis un bon moment.

Cette stagnation, aussi, peut nous procurer un certain réconfort des acquis mais ce n’est pas le terminus; seulement une gare comme une autre. Il est sublime d’avancer et progresser. Dans la Lumière il n’y a pas de fin de l’infini mais des jalons extraordinaires à découvrir à chaque étape. Tout vient à point à qui sait attendre et apprécier. Et, on ne sait jamais d’où viendront le message et les messagers. Il n’y a pas de feu sans flamme et de lumière sans rayonnement  ni de pluie sans nuage. La beauté se retrouve dans tout. La laideur n’existe pas ; seulement la beauté sous toute ses formes. Il faut s’efforcer à la chercher cette beauté.

L’astre du jour se dandine copieusement sur la surface réverbérante de la rivière. Lui et le goéland jouent à cache-cache. Le minuscule nuage s’est dissipé; disparu. Aucun autre de ses congénères ne fait d’apparition. L’ailé monte et remonte tout en s’amusant .Il teste ses capacités et réussit très bien. Son vol tout en cascade de vrilles dessine, dans les cieux et dans l’âme de l’eau, une aquarelle d’arabesques digne des plus grands peintres. Il se pose, enfin, à la surface du miroir provoquant  une minuscule montée de vagues dégoulinantes sur le rivage. L’onde de choc s’estompe sur l’onde. Je réfléchis tout haut en sourdine :

-Comme dans notre vie, les changements nous font évoluer. Nous subissons des mutations, suite à des bouleversements, et souvent, parfois, pour le mieux .Nous n’en prenons pas conscience sur le coup mais après mures réflexions nous pouvons trouver la parcelle de lumière qui se trouve dans les évènements et les expériences. Tout comme la chenille devient papillon. De rampante elle devient volant.

Mes pas reprennent  leur cadence au rythme de mes pensées ; lumineuses et suaves. Le spectacle s’imprègne dans mon cerveau et se soude à ma tranquillité.

Pierre Dulude

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13 janvier 2012

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