Colibri…

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Colibri

La serenitė flotte dans les airs du grand jardin chinois. Les arbres,arbustes et les fleurs étiolent leurs plus somptueux atours et dégagent leur volutes exquises. Les saules pleureurs en bordure de l’étang gardent jalousement leur ombre pour quelques nénuphars jaunâtres fraîchement florissants. Les oiseaux gais ,piailleurs et enjoués s’epivardent d’une cime à l’autre. Des papillons multicolores et kaléidoscopiques butinent en toute douceur de fleurs en fleurs. Quand un oiseau mouche vient survoler la fleur ils déguerpissent plus loin . Un fond de musique soyeuse composée de chants d’ailés ,de grillons et de criquets résonne en sourdine . Le soleil , de partie depuis l’aube , fait dandiner ses rayons paresseusement au travers les branches des arbres encore imprégnés de fraîche rosée matinale. La surface de l’etang stagne insensiblement reflétant les doux rayons du soleil.

Madame Tchen marche lentement vers un bosquet de ses fleurs préférées des Digitalis ou Mains de Notre-Dame. Elle préfère et de loin ces fleurs coniques invitantes pour les butineuses et aussi les colibris magnifiques de leurs couleurs et de leur vol gracieux.Les Digitalis,d’un bleu royal exaltent la beauté. Elles regorgent de suc ,un délice pour les oiseaux- mouches toujours friands de ce précieux nectar. Ce matin elle porte son Ao Dai des grands jours , rouge vif avec un motif de feuilles dorées. Elle et son époux attendent leur petite fille ,Loan, qui vient les voir a l’occasion de leur quarantième anniversaire de mariage celle des émeraudes. Ils attendent ,aussi, d’autres invités aussi importants les uns que les autres.Loan fréquente depuis quelques années un Monastere Bouddhiste de la région; au grand plaisir de son grand-père : Maître Tchen connu de tous les Bouddistes et spirituels de son patelin.

Maître Tchen, installé près de la fontaine pour les oiseaux se délecte du bruissement et de l’ecoulement de la fontaine . Il regarde en direction de madame Tchen et se dit :
-Elle a toujours été une si belle compagne depuis toutes ces années. Loan me fait profondément penser à elle dans toute sa beauté et sa fragilité.
Long cheveux noirs et yeux pers avec une démarche si féminine et distinguée. Et lorsqu’elle porte ses Ao Dai elle ressemble a un ange drapé de soie.
Madame Tchen ressent les pensées de son mari et lui envoie un doux sourire . Elle approche furtivement et doucement d’une tale de Digitalis .
Elles ont un magnifique teint bleu et serti de petites taches blanches. Inopinément et tout furtivement un colibri viént lui frôler l’epaule. Elle ressent le minuscule déplacement d’air des minuscules ailes qui battent à vive allure . Quel délice ! Elle ne bouge pas pour ne pas l’effrayer. L’oiseau d’un éclatant vert métallique et aux ailes bleues ,en surplace, introduit son bec dans une Digitalis pour y extraire le suc avec son long bec . Quel spectacle . Tout en admirant son nouvel ami cherchant une autre fleur a dérober madame Tchen n’entend pas les murmures qui viennent en direction de monsieur Tchen. Elle se retourne et y voit que sa petite fille qui viént d’arriver . Elle embrasse son grand-père et envoie la main à sa grand-mère. Cette dernière lui lance un grand sourire accueillant. Loan porte, elle aussi , un Ao Dai de couleur printemps. D’un vert éclatant de feuillage avec des motifs de roses sur le devant. Elle est radieuse. Madame Tchen va les rejoindre en passant par le petit pontet qui traverse une partie de l’étang. Arrivée à leur hauteur elle s’exclame sur la beauté de sa petite fille qui a tellement grandie. Elle est devenue une jeune femme a présent . Les deux femmes se serrent l’une et l’autre dans leurs bras et s’embrassent sur les joues. Madame Tchen invite Loan à venir s’asseoir sur la petite terrasse près du bain d’oiseau. Des mésanges s’y adonnent gaiement et de façon effrontée car voyant les humains ils ne bougent pas et continuent leurs ablutions au grand plaisir de Loan.

Madame Tchen suggère le thé qui est déjà infusé dans la théière aux motifs de fleurs des champs . Maître Tchen regarde son épouse et sa petit e fille et dit :
-Mes deux anges ,vous êtes tellement belles.
Les deux femmes rougissent du compliment et monsieur Tchen continue :
-Et alors Loan comment va ton cheminement spirituel ? J’ai rencontré un de tes professeurs le mois passé et il m’a dit que tu progresse à grands pas.
Loan se demande de qui il s’agit mais elle n’en fait pas de cas elle répond à son grand-père :
-Ca va bien papy, ça va très bien même. Mais j’ai eu quelques accrochages avec une autre élève de ma classe. Ce n’est pas quelque chose de trop sérieux mais le tout va se résorber d’ici quelques temps j’en suis sûre.
Sur ce elle garde le silence ,un certain malaise s’est installé. Maître Tchen connaît ces situations et il rajoute :
-As tu envie d’en parler Ca va te faire du bien tu sais . Et à nous tu peux tout dire .
Loan ,pensive ,réfléchissant à ce qu’elle va dire s’ouvre :
-Tu sais grand-père ce n’est pas toujours facile avec les autres et quelques fois ils nous blessent et peut-être sans le savoir . Et c’est ce qui est arrivé. Cette compagne m’a dit des choses pas trop gentille et a chaque jour cela continue . Je lui en ai parlé mais ellle ne semble pas écouter et tout cela me met en rogne et pourtant le Bouddha parle de réconciliation et de Paix mais j’ai beaucoup de difficultés. Je crois que quelques fois je la haïs et me voit loin d’elle. Voilà ce que je vis.

Maître Tchen féru d’histoire semblables regarde sa petite fille qui laisse échapper une larme. Il lui dit :
- Je vais te conter une fable si tu veux bien, écoute bien.

Loan et aussi madame Tchen sont toutes ouïes et pendues aux lèvres de monsieur Tchen.

´´ Il y avait une fois un colibri besognant pour recueillir le suc des fleurs. Son plumage et son ramage de couleurs si belles et brillantes en faisait un des plus beau de son espèce . Il n’en était pas orgueilleux pour autant et vivant tout simplement . Un jour tout en volant à hauteur d’un mètre, environ, il entend une voix qui lance des cris de secours. Il cherche et cherche et ne voit pas . Il se promène de bosquet en bosquet et le son semble se rapprocher. Tout au fond d’une des Digitalis baignant dans un liquide visqueux ,du suc de la plante ,une guêpe solitaire jaune et noire se débat pour essayer de sortir de son impasse. N’y parvenant pas elle a commencé à lancer ses SOS pour que quelqu’un l’entende . C’est le colibri qui l’a entendu. Mais il se méfie de ce genre de guêpe qui a un dard envenimé. Il se dit si j’approche trop elle va me lacérer avec son dard vaut mieux rester prudent. La guêpe de plus en plus empêtrée dans le suc gluant dit au colibri :
-Viens m’aider s’il te plaît je m’epuise et je vais mourir au fond de cette fleur. Je ne te ferai rien c’est promis. Je ne te ferai aucun mal.
L’oiseau mouche perplexe hésite car il connaît ce genre de prédateur. Il dit à la guêpe :
-Qu’est ce qui me dit que tu n’utilisera pas ton dard contre moi un coup que je t’aurai sorti de ta fâcheuse position ?
La guêpe lui promet :
-Je te le promet et en plus si tu me transporte dans ton bec tu n’as qu’a me broyer.
Le colibri hésitant entre son bec dans la fleur et saisi la guêpe par l’abdomene pour éviter le dard empoisonné. La guêpe ne cesse de le remercier. Mais le dard ressort de l’abdomen de la guêpe et elle se confond en excuses. Les instincts sont forts.
Le colibri pose la guêpe sur le rebord d’une minuscule fontaine . Elle est encore toute engluée de suc. Et avec son grand bec il fait couler de l’eau sur le dos de la guêpe qui bat des ailes et de contentement et aussi pour les faire sécher. Elle s’élève dans les airs et dit a l’oiseau mouche :
-Si jamais tu as besoin de moi laisse le moi savoir ; tu m’as sauvé la vie et ça je vais m’en souvenir. Adieu colibri.
L’oiseau mouche , encore abasourdi de ce qu’il viént de faire eut un grand éclat de rire et s’envole vers d’autres fleurs à butiner.
Quelques temps plus tard , par une belle journée d’été c’est au tour de la guêpe de fureter pour trouver sa pitance. Elle s’approche d’un buisson mais reste prudente car elle n’ignore pas que les Nephiles, araignées a la piqûre mortelle, installent leurs toiles dans ces environs. Tout en inspectant les lieux elle entend des cris et des battements accélérés d’ailes. Elle s’élève a la hauteur de la tête du buisson et y voit un oiseau qui de débat éperdument pour se défaire des fils excessivement collants de la toile d’un de ces monstres . Ce dernier avec ses grandes pattes velues et son corps orange ayant senti les vibrations se dirige vers le captif.
La guêpe ne faisant ni un ni deux va vers l’oiseau empêtré dans les cordages fatals. Tout de suite il reconnaît le colibri qui l’a sauvé d’une mort certaine quelques temps auparavant. Elle dit au colibri :
-C’est le temps de payer nos dettes colibri . Ne te débat pas trop vivement car tu vas te prendre encore plus et avec mes ailes laisse moi sécher cette colle .
Sitôt dit sitôt fait », le colibri réussit à se défaire étape par étape de l’emprise mortelle de la nephrine et enfin peut se libérer de l’etreinte assassine de la toile d’araignee. Au grand déplaisir de cette dernière. Mais n’ayant pas remarqué la guêpe, à son tour , se prit dans les fils visqueux de la toile et cette fois elle était bien prise . L’araignee comme sur des patins se glisse vers sa nouvelle proie s’epuisant a se débattre comme une forcenée. Trop tard la nephrine lui injecte son poison mais la guepe d’un geste désespéré lui plante son dard dans le flanc. La nephrine tombe de sa toile en laissant la guêpe emberlificoter dans des fils gluants. Ayant perdu son dard il ne lui retait qu’uns chose a faire et c’est mourir dignement. Elle sentit que quelque chose la soulevait et l’amenait. Elle sentit l’air sur ses antennes et entend le bruit d’une fontaine. C’est le colibri qui l’a transportée vers cet endroit calme et serein. Elle dit a l’oiseau mouche :
-J’ai essayé mon ami et c’est moi qui doit partir. Adieu mon ami et c’est vrai cette fois.
Le colibri lui dit :
-Laisse toi aller mon amie et merci de m’avoir sauvé.
Il lui ferma les yeux et la transporta dans un terrier non loin de l’arbuste meurtrier ou gisait la nephrine. Il donna sépulture aux deux insectes. Et s’envola.

Loan et madame Tchen restent pensives. Monsieur Tchen reprend :
-Alors Loan qu’en déduis tu ? Et si ton amie te demandait de l’aide ?
Toujours absorbée dans ses réflexions elle dit à Maître Tchen :
-Qui que ce soit qui soit dans les difficultés nous devons les aider. On ne sait jamais qui viendra à notre secours et qui pourrait nous aider. J’ai compris grand-père pour ce qui est de mon amie, je vais lui parler demain. Elle ne pourra sûrement pas me piquer et elle a un rire franc et enjoué. M. Tchen rajoute en grand sage :
-Il n’y a rien de plus beau que de donner sa vie pour ses amis .

Les oiseaux mouche en myriade viennent investir les plantes de madame Tchen.
La journée de fête s’annonce belle et joyeuse. Les invités arrivent.

Pierre Dulude
Les Ailes du Temps
7 mars 2015

 

 


Archive pour mars, 2015

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Colibri

La serenitė flotte dans les airs du grand jardin chinois. Les arbres,arbustes et les fleurs étiolent leurs plus somptueux atours et dégagent leur volutes exquises. Les saules pleureurs en bordure de l’étang gardent jalousement leur ombre pour quelques nénuphars jaunâtres fraîchement florissants. Les oiseaux gais ,piailleurs et enjoués s’epivardent d’une cime à l’autre. Des papillons multicolores et kaléidoscopiques butinent en toute douceur de fleurs en fleurs. Quand un oiseau mouche vient survoler la fleur ils déguerpissent plus loin . Un fond de musique soyeuse composée de chants d’ailés ,de grillons et de criquets résonne en sourdine . Le soleil , de partie depuis l’aube , fait dandiner ses rayons paresseusement au travers les branches des arbres encore imprégnés de fraîche rosée matinale. La surface de l’etang stagne insensiblement reflétant les doux rayons du soleil.

Madame Tchen marche lentement vers un bosquet de ses fleurs préférées des Digitalis ou Mains de Notre-Dame. Elle préfère et de loin ces fleurs coniques invitantes pour les butineuses et aussi les colibris magnifiques de leurs couleurs et de leur vol gracieux.Les Digitalis,d’un bleu royal exaltent la beauté. Elles regorgent de suc ,un délice pour les oiseaux- mouches toujours friands de ce précieux nectar. Ce matin elle porte son Ao Dai des grands jours , rouge vif avec un motif de feuilles dorées. Elle et son époux attendent leur petite fille ,Loan, qui vient les voir a l’occasion de leur quarantième anniversaire de mariage celle des émeraudes. Ils attendent ,aussi, d’autres invités aussi importants les uns que les autres.Loan fréquente depuis quelques années un Monastere Bouddhiste de la région; au grand plaisir de son grand-père : Maître Tchen connu de tous les Bouddistes et spirituels de son patelin.

Maître Tchen, installé près de la fontaine pour les oiseaux se délecte du bruissement et de l’ecoulement de la fontaine . Il regarde en direction de madame Tchen et se dit :
-Elle a toujours été une si belle compagne depuis toutes ces années. Loan me fait profondément penser à elle dans toute sa beauté et sa fragilité.
Long cheveux noirs et yeux pers avec une démarche si féminine et distinguée. Et lorsqu’elle porte ses Ao Dai elle ressemble a un ange drapé de soie.
Madame Tchen ressent les pensées de son mari et lui envoie un doux sourire . Elle approche furtivement et doucement d’une tale de Digitalis .
Elles ont un magnifique teint bleu et serti de petites taches blanches. Inopinément et tout furtivement un colibri viént lui frôler l’epaule. Elle ressent le minuscule déplacement d’air des minuscules ailes qui battent à vive allure . Quel délice ! Elle ne bouge pas pour ne pas l’effrayer. L’oiseau d’un éclatant vert métallique et aux ailes bleues ,en surplace, introduit son bec dans une Digitalis pour y extraire le suc avec son long bec . Quel spectacle . Tout en admirant son nouvel ami cherchant une autre fleur a dérober madame Tchen n’entend pas les murmures qui viennent en direction de monsieur Tchen. Elle se retourne et y voit que sa petite fille qui viént d’arriver . Elle embrasse son grand-père et envoie la main à sa grand-mère. Cette dernière lui lance un grand sourire accueillant. Loan porte, elle aussi , un Ao Dai de couleur printemps. D’un vert éclatant de feuillage avec des motifs de roses sur le devant. Elle est radieuse. Madame Tchen va les rejoindre en passant par le petit pontet qui traverse une partie de l’étang. Arrivée à leur hauteur elle s’exclame sur la beauté de sa petite fille qui a tellement grandie. Elle est devenue une jeune femme a présent . Les deux femmes se serrent l’une et l’autre dans leurs bras et s’embrassent sur les joues. Madame Tchen invite Loan à venir s’asseoir sur la petite terrasse près du bain d’oiseau. Des mésanges s’y adonnent gaiement et de façon effrontée car voyant les humains ils ne bougent pas et continuent leurs ablutions au grand plaisir de Loan.

Madame Tchen suggère le thé qui est déjà infusé dans la théière aux motifs de fleurs des champs . Maître Tchen regarde son épouse et sa petit e fille et dit :
-Mes deux anges ,vous êtes tellement belles.
Les deux femmes rougissent du compliment et monsieur Tchen continue :
-Et alors Loan comment va ton cheminement spirituel ? J’ai rencontré un de tes professeurs le mois passé et il m’a dit que tu progresse à grands pas.
Loan se demande de qui il s’agit mais elle n’en fait pas de cas elle répond à son grand-père :
-Ca va bien papy, ça va très bien même. Mais j’ai eu quelques accrochages avec une autre élève de ma classe. Ce n’est pas quelque chose de trop sérieux mais le tout va se résorber d’ici quelques temps j’en suis sûre.
Sur ce elle garde le silence ,un certain malaise s’est installé. Maître Tchen connaît ces situations et il rajoute :
-As tu envie d’en parler Ca va te faire du bien tu sais . Et à nous tu peux tout dire .
Loan ,pensive ,réfléchissant à ce qu’elle va dire s’ouvre :
-Tu sais grand-père ce n’est pas toujours facile avec les autres et quelques fois ils nous blessent et peut-être sans le savoir . Et c’est ce qui est arrivé. Cette compagne m’a dit des choses pas trop gentille et a chaque jour cela continue . Je lui en ai parlé mais ellle ne semble pas écouter et tout cela me met en rogne et pourtant le Bouddha parle de réconciliation et de Paix mais j’ai beaucoup de difficultés. Je crois que quelques fois je la haïs et me voit loin d’elle. Voilà ce que je vis.

Maître Tchen féru d’histoire semblables regarde sa petite fille qui laisse échapper une larme. Il lui dit :
- Je vais te conter une fable si tu veux bien, écoute bien.

Loan et aussi madame Tchen sont toutes ouïes et pendues aux lèvres de monsieur Tchen.

´´ Il y avait une fois un colibri besognant pour recueillir le suc des fleurs. Son plumage et son ramage de couleurs si belles et brillantes en faisait un des plus beau de son espèce . Il n’en était pas orgueilleux pour autant et vivant tout simplement . Un jour tout en volant à hauteur d’un mètre, environ, il entend une voix qui lance des cris de secours. Il cherche et cherche et ne voit pas . Il se promène de bosquet en bosquet et le son semble se rapprocher. Tout au fond d’une des Digitalis baignant dans un liquide visqueux ,du suc de la plante ,une guêpe solitaire jaune et noire se débat pour essayer de sortir de son impasse. N’y parvenant pas elle a commencé à lancer ses SOS pour que quelqu’un l’entende . C’est le colibri qui l’a entendu. Mais il se méfie de ce genre de guêpe qui a un dard envenimé. Il se dit si j’approche trop elle va me lacérer avec son dard vaut mieux rester prudent. La guêpe de plus en plus empêtrée dans le suc gluant dit au colibri :
-Viens m’aider s’il te plaît je m’epuise et je vais mourir au fond de cette fleur. Je ne te ferai rien c’est promis. Je ne te ferai aucun mal.
L’oiseau mouche perplexe hésite car il connaît ce genre de prédateur. Il dit à la guêpe :
-Qu’est ce qui me dit que tu n’utilisera pas ton dard contre moi un coup que je t’aurai sorti de ta fâcheuse position ?
La guêpe lui promet :
-Je te le promet et en plus si tu me transporte dans ton bec tu n’as qu’a me broyer.
Le colibri hésitant entre son bec dans la fleur et saisi la guêpe par l’abdomene pour éviter le dard empoisonné. La guêpe ne cesse de le remercier. Mais le dard ressort de l’abdomen de la guêpe et elle se confond en excuses. Les instincts sont forts.
Le colibri pose la guêpe sur le rebord d’une minuscule fontaine . Elle est encore toute engluée de suc. Et avec son grand bec il fait couler de l’eau sur le dos de la guêpe qui bat des ailes et de contentement et aussi pour les faire sécher. Elle s’élève dans les airs et dit a l’oiseau mouche :
-Si jamais tu as besoin de moi laisse le moi savoir ; tu m’as sauvé la vie et ça je vais m’en souvenir. Adieu colibri.
L’oiseau mouche , encore abasourdi de ce qu’il viént de faire eut un grand éclat de rire et s’envole vers d’autres fleurs à butiner.
Quelques temps plus tard , par une belle journée d’été c’est au tour de la guêpe de fureter pour trouver sa pitance. Elle s’approche d’un buisson mais reste prudente car elle n’ignore pas que les Nephiles, araignées a la piqûre mortelle, installent leurs toiles dans ces environs. Tout en inspectant les lieux elle entend des cris et des battements accélérés d’ailes. Elle s’élève a la hauteur de la tête du buisson et y voit un oiseau qui de débat éperdument pour se défaire des fils excessivement collants de la toile d’un de ces monstres . Ce dernier avec ses grandes pattes velues et son corps orange ayant senti les vibrations se dirige vers le captif.
La guêpe ne faisant ni un ni deux va vers l’oiseau empêtré dans les cordages fatals. Tout de suite il reconnaît le colibri qui l’a sauvé d’une mort certaine quelques temps auparavant. Elle dit au colibri :
-C’est le temps de payer nos dettes colibri . Ne te débat pas trop vivement car tu vas te prendre encore plus et avec mes ailes laisse moi sécher cette colle .
Sitôt dit sitôt fait », le colibri réussit à se défaire étape par étape de l’emprise mortelle de la nephrine et enfin peut se libérer de l’etreinte assassine de la toile d’araignee. Au grand déplaisir de cette dernière. Mais n’ayant pas remarqué la guêpe, à son tour , se prit dans les fils visqueux de la toile et cette fois elle était bien prise . L’araignee comme sur des patins se glisse vers sa nouvelle proie s’epuisant a se débattre comme une forcenée. Trop tard la nephrine lui injecte son poison mais la guepe d’un geste désespéré lui plante son dard dans le flanc. La nephrine tombe de sa toile en laissant la guêpe emberlificoter dans des fils gluants. Ayant perdu son dard il ne lui retait qu’uns chose a faire et c’est mourir dignement. Elle sentit que quelque chose la soulevait et l’amenait. Elle sentit l’air sur ses antennes et entend le bruit d’une fontaine. C’est le colibri qui l’a transportée vers cet endroit calme et serein. Elle dit a l’oiseau mouche :
-J’ai essayé mon ami et c’est moi qui doit partir. Adieu mon ami et c’est vrai cette fois.
Le colibri lui dit :
-Laisse toi aller mon amie et merci de m’avoir sauvé.
Il lui ferma les yeux et la transporta dans un terrier non loin de l’arbuste meurtrier ou gisait la nephrine. Il donna sépulture aux deux insectes. Et s’envola.

Loan et madame Tchen restent pensives. Monsieur Tchen reprend :
-Alors Loan qu’en déduis tu ? Et si ton amie te demandait de l’aide ?
Toujours absorbée dans ses réflexions elle dit à Maître Tchen :
-Qui que ce soit qui soit dans les difficultés nous devons les aider. On ne sait jamais qui viendra à notre secours et qui pourrait nous aider. J’ai compris grand-père pour ce qui est de mon amie, je vais lui parler demain. Elle ne pourra sûrement pas me piquer et elle a un rire franc et enjoué. M. Tchen rajoute en grand sage :
-Il n’y a rien de plus beau que de donner sa vie pour ses amis .

Les oiseaux mouche en myriade viennent investir les plantes de madame Tchen.
La journée de fête s’annonce belle et joyeuse. Les invités arrivent.

Pierre Dulude
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